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Mercredi 10 Juin 2009 à 00:00

Téléphone portable: petit risque possible de tumeur pour les gros utilisateurs

L'étude internationale Interphone sur l'usage du téléphone portable, dont les résultats sont attendus depuis longtemps, devrait confirmer les résultats partiels déjà connus sur la possibilité d'un petit risque de tumeur chez les utilisateurs depuis plus de dix ans.

A l'occasion d'une audition publique à l'Assemblée nationale, organisée par le député Alain Gest (UMP, Somme), Martine Hours, épidémiologiste et responsable d'Interphone pour la France, a présenté la méthodologie de l'étude, qui a pris en compte les nombreux "biais" envisageables : sélection de l'information, facteurs de confusion, troubles de mémoire... Evoquant les études menées dans cinq pays (la totalité de l'étude en couvre 13), elle a rappelé qu'elles ne faisaient pas apparaître d'effet notable quand l'exposition est inférieure à une durée de 10 ans, et qu'au-delà "il pourrait y avoir quelque chose au niveau neurinome, gliome et dans une moindre mesure glande parotide".

Elle a indiqué ensuite à l'AFP que l'étude Interphone, dont elle n'a pu dire quand elle serait publiée, devrait aller à peu près dans le même sens. Elle a admis que l'on était encore vis-à-vis des effets du téléphone portable "dans l'incertitude", "sans éléments probants pour conclure". "Il y a hétérogénéité des études, mais c'est logique quand les risques sont faibles", a-t-elle indiqué. Mme Hours a aussi estimé que l'étude Interphone était "un peu trop précoce", du fait de la faible durée d'usage du téléphone portable, alors même qu'un cancer peut mettre 10 à 20 ans à se développer.

Le neuro-oncologue François Berger, de l'Inserm, a estimé pour sa part qu'il y a "un impact biologique indiscutable des ondes électromagnétiques", qui sont d'ailleurs utilisées pour des thérapies. "Mais effet biologique ne veut pas dire obligatoirement risque", a-t-il dit, même si le risque est "possible". Pour répondre à "l'imperfection des données", il faudrait selon lui "initier un programme +biologie de l'impact de la téléphonie mobile chez l'homme+".

Le Pr Bernard Veyret, directeur de recherche au CNRS, a estimé pour sa part qu'"aucun risque sanitaire n'est prévisible au niveau de puissance de la téléphonie sans fil". La ministre de la Santé Roselyne Bachelot a conclu l'audition en affirmant que "les conséquences de la téléphonie mobile sur la santé sont incertaines", rappelant la nécessité du principe de précaution.
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