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Mercredi 17 Juin 2009 à 00:00

Les salariés de RFI ont manifesté contre un plan de suppression d'emplois

"Pouzilhac, Sarkozy, négociations !".

En grève depuis plus d'un mois contre un plan de 206 suppressions d'emplois, les salariés de RFI ont marché mardi sur l'Elysée, soutenus par les syndicats de l'audiovisuel public et de l'AFP, pour dénoncer la "responsabilité de l'Etat" et demander, une nouvelle fois, une médiation. Environ 500 manifestants selon les organisateurs, 300 selon la police, ont remonté l'avenue Montaigne, à Paris, dans un concert de sifflets et de bidons avant d'être arrêtés par la police à bonne distance du palais présidentiel et de lâcher dans le ciel une foule de ballons rouges censés symboliser chacun des 206 salariés invités au départ.

Les pancartes brandies par les manifestants stigmatisaient particulièrement les deux dirigeants de RFI, son PDG Alain de Pouzilhac et sa directrice Christine Ockrent. En tête du cortège, une banderole rouge portait les mots: "Libérez-nous d'Ockrent, Pouzilhac - A RFI, l'Etat licencie". A l'appel de trois syndicats, le SNJ, FO et la CGT, les émissions de RFI sont perturbées depuis le 12 mai par l'une plus longues grèves qu'ait connue l'audiovisuel public.

Les syndicats s'élèvent non seulement contre le plan de départs annoncé mais aussi contre l'intention de la direction de supprimer six des 19 langues dans lesquelles émet cette radio diffusée en priorité hors de France (allemand, albanais, polonais, serbo-croate, turc et laotien). "Rettet die deutsche Redaktion" (Sauvez la rédaction allemande), pouvait-on lire sur l'une des pancartes brandies par l'un des sept journalistes de la rédaction germanophone.

Les grévistes s'irritent de ne pas avoir reçu de réponse de la part du président Nicolas Sarkozy, auprès duquel ils ont fait une demande de médiation, par le biais de son conseiller social, Raymond Soubie. Ils attendent aussi mercredi le résultat d'une requête formulée auprès du tribunal des référés de Paris afin d'obtenir juridiquement la suspension des négociations sur la mise en oeuvre du plan de départs.

Les salariés de RFI avaient reçu le renfort et le soutien de délégués syndicaux et de salariés de plusieurs entreprises de médias ou liés aux médias: France Télévisions, Radio France, Agence France-Presse (AFP), TV5Monde et le diffuseur de télévision TDF, qui s'inquiètent, pour des raisons diverses, de leur avenir. A France Télévisions, la direction a annoncé une réduction d'effectifs pouvant toucher jusqu'à 900 postes d'ici 2012.

Les syndicats de l'AFP dénoncent un projet de réforme du statut de l'agence, qui porterait atteinte, selon eux, à son indépendance. Enfin, les syndicats de TDF, principal diffuseur de télévision en France, ont déposé un préavis de grève pour les 22 et 23 juin afin de dénoncer un plan de restructuration de la direction, qui prévoit jusqu'à 550 suppressions d'emplois sur 2.400.
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