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Vendredi 26 Juin 2009 à 00:00

Internet, écrans mobiles: le film documentaire investit le multimédia

"Webdocumentaire", "webisodes", "webdesigners"...

L'industrie du film documentaire, confrontée au développement d'internet et des écrans mobiles, invente de nouveaux modèles de création et de production pour proposer des oeuvres dédiées à ces modes de diffusion. "Internet n'est pas seulement un média d'accompagnement, où l'on verrait les bonus et le making-of" de films diffusés sur une chaîne de télévision, résume Joël Ronez, responsable du pôle web d'Arte France, pionnier dans la co-production de contenu original dédié à internet. "Il faut réinventer les codes, penser des programmes audiovisuels pour les web ou les téléphones mobiles", ajoute-t-il.

Réinventer les codes passe en premier lieu par une nouvelle écriture, que les professionnels réunis du 23 au 26 juin à La Rochelle pour Sunny Side Of The Doc, le marché international du film documentaire, qualifient de "non linéaire". "Cela veut dire qu'il n'y a pas forcément de début ou de fin, que l'on a plusieurs entrées dans le film, plusieurs histoires, qui se croisent dans le temps et dans l'espace, que l'on utilise plusieurs médias", comme la photo, la vidéo, le son ou le texte, détaille Arnaud Dressen, producteur de "Voyage au bout du charbon", visible sur lemonde.fr.

"L'auteur doit anticiper l'interactivité" et pour cela concevoir une arborescence et travailler dès l'origine avec des développeurs internet, entraînant la réalisation d'"oeuvres plus collectives", poursuit Alexandre Brachet, qui a notamment produit "Gaza Sderot - La vie malgré tout", diffusé sur arte.tv. "Gaza Sderot", "webdocumentaire" au long cours constitué de "webisodes" de quelques minutes, illustre cette "écriture non linéaire" qui permet d'accéder à l'oeuvre par date, par personnage, par lieu ou par thème.

Une des raisons de s'emparer de cette évolution numérique est de "combler le fossé entre ceux qui sont nés avec une souris au bout des doigts et ceux qui ont un stylo", résume Samuel Bollendorff, co-réalisateur de "Voyage au bout du charbon". Pourtant, "le système est encore fondé sur l'économie de la télévision ou du cinéma", articulé autour des aides attribuées par le Centre national de la cinématographie (CNC) et de l'achat par un diffuseur, explique Joël Ronez. Son département chez Arte France, pourtant un acteur majeur, dispose d'"1 million d'euros" par an pour la production de contenu, dont une partie seulement destinée à la co-production de "quatre à six webdocumentaires".

Le CNC, quant à lui, a reçu depuis deux ans "300 projets" et environ un tiers d'entre eux se sont vu allouer de "20.000 à 100.000 euros", pour un budget total "1,5 M EUR par an", détaille Guillaume Blanchot, directeur du multimédia et des industries techniques. La galaxie numérique représente une multitude de diffuseurs potentiels, "mais ces diffuseurs sur internet n'ont pas d'argent", explique Samuel Bollendorff. Il revient en conséquence à tous les acteurs du secteur "de définir un nouveau modèle" de financement.
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