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Dimanche 8 Avril 2001 à 00:00

Le MIPTV de plus en plus "vitrine" et un peu moins "marché"

Le Marché international des programmes de télévision (MIPTV), dont la 38ème édition a fermé ses portes, reste une vitrine de la production audiovisuelle mais souffre de la désaffection croissante des professionnels pour les grands marchés internationaux.

Si les 19.000 mètres carrés de surface d'exposition ont connu la même effervescence que les années précédentes, en accueillant quelque 11.000 participants (contre 11.300 lors du MIPTV 2000), de nombreux observateurs notent que "le marché s'essouffle". "Le marché est moins actif qu'avant", note un responsable des programmes d'une grande chaîne française. "On vient davantage au MIP pour rencontrer des gens que pour signer des contrats. Les affaires se font ailleurs". "Pour vendre un programme, on peut se contenter d'envoyer une cassette.

Le principal intérêt de ces marchés, c'est de faire des rencontres. Le NATPE, aux Etats-Unis (premier marché mondial des programmes) connaît exactement la même évolution", renchérit un observateur du secteur. Les marchés internationaux permettent néanmoins toujours de voir naître - ou se confirmer - les tendances du marché.

Sans grande surprise, la fiction reste la valeur sûre de la télévision. Dans son étude annuelle portant sur 64 pays, Eurodata TV a rappelé que 44% des dix meilleures audiences de chaque pays étaient des fictions. De fait, de très nombreux stands étaient ornés d'affiches présentant les héros beaux et souriants d'innombrables séries - policières, sentimentales, comiques - bâties pour l'audience et promises à l'exportation.

Le succès grandissant des programmes à cadre fixe mais déclinables dans de nombreux pays (appelés "formats"), s'est également confirmée à Cannes, notamment sa branche la plus en vogue, la "real TV" ("télévision de réalité"), mettant en scène Monsieur-tout-le-monde dans un maison, une île, un yacht ou tout autre endroit fermé et filmé.

A l'opposé de ce que l'on appelle aussi la "trash TV" ("télé poubelle"), le documentaire tient bon. Les organisateurs du MIPDOC, qui se tenait les 31 mars et 1er avril, juste avant le MIPTV, se sont félicité de l'augmentation de 9% du nombre de sociétés d'acquisition (186) présentes à Cannes.

De même, France 3 a profité du MIPTV pour annoncer trois ambitieuses coproductions de documentaires internationaux, notamment avec la BBC. Le marché cannois, où les compagnies françaises occupent la première place tant en termes d'exposants que de participants, est toujours l'occasion pour les chaînes françaises de présenter quelques "programmes phares".

TF1 a opté pour la fiction, en présentant les premières images de "Ferchaux" avec Jean-Paul Belmondo et Samy Naceri, et France 2 pour l'événement, en présentant un volet des entretiens entre François Mitterrand et Jean-Pierre Elkabbach.

Canal+ a préféré le documentaire, avec la présenation d'"Africa", série de huit documentaires sur l'Afrique programmée pour la rentrée de septembre.
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