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Dimanche 12 Juillet 2009 à 00:00

A l'Onu, une poignée d'experts traque astéroïdes et changements climatiques

A l'ONU à New York, on les appelle "les gens de l'espace", mais cette poignée d'experts poursuit aussi un objectif très terre à terre au siège des Nations unies à Vienne: outre stopper la course aux armements spatiaux ils veulent aider les pays pauvres à accroître leurs récoltes et mieux répondre aux catastrophes naturelles. A l'ombre de ses grandes soeurs, l'AIEA pour l'énergie nucléaire ou l'UNODC pour la lutte anti-drogue, ce petit service de 27 personnes appelé UNOOSA (Office des Nations unies des affaires spatiales) semble perdu dans le labyrinthe des bureaux onusiens sur les bords du Danube. "Si nous devions entrer en contact avec les extra-terrestres, qui pensez-vous devrait représenter l'humanité", interroge joviale la directrice de l'UNOOSA, Mazlan Othman. "Ce serait le secrétaire général des Nations unies (...) et c'est pour cela que nous sommes là", précise cette astrophysicienne malaisienne à l'AFP.
Le lancement du premier satellite, le russe Spoutnik en 1957 au plus fort de la Guerre froide, avait fait craindre le déclenchement d'une course aux armements dans l'espace. Ainsi était né le Comité sur l'utilisation pacifique de l'Espace qui épaule l'UNOOSA. Cinq accords et traités ont déjà été conclus entre les 69 Etats membres de ce Comité, dont les deux-tiers n'ont pas de programme spatial, pour réglementer leurs activités spatiales et défendre l'égalité des droits et de l'accès à l'espace pour tous. Et l'actuelle équipe de l'UNOOSA insiste sur les aspects pacifiques de ses travaux, comme la mise au point de programmes d'aide à l'accès aux technologies spatiales pour améliorer les rendements agricoles des pays pauvres par exemple. "C'est une façon très simple d'aider les pays en développement, par exemple en leur disant où se trouvent leurs réserves d'eau, car il ne leur viendrait pas à l'idée d'utiliser des données satellitaires pour cela", note Mme Othman.
La télédétection, les communications, les réponses aux situations de catastrophes, la gestion des ressources naturelles, l'étude de l'impact du changement climatique ou la propagation des épidémies peuvent être facilités par l'utilisation des technologies spatiales. "Et tous les pays devraient y avoir accès", plaide Mme Othman. Son service a mis au point un programme d'informations pour la gestion des catastrophes et d'intervention d'urgence appelé SPIDER (en anglais). Un autre programme assure des formations et conseille les pays en développement ou les met en contact avec d'autres agences internationales, ONG ou fournisseurs de photos satellite. "Mais le simple fait de ne pouvoir accéder à l'Espace parce que vous ne disposez pas d'une fusée ou parce que vous ne pouvez pas construire un satellite ne signifie pas que vous n'ayez rien à dire sur le dossier spatial", insiste Mme Othman. Enfin, les travaux de l'UNOOSA impliquent quand même un petit élément de science fiction à savoir la préparation de réponses coordonnées en cas de chute d'un astéroïde sur la terre.
Actuellement aucun pays n'est capable de détourner voire de détruire un "objet s'approchant de la terre" qui serait susceptible de causer de gros dégâts sur notre planète, explique Jamshid Gaziyev, de la Section recherches de l'UNOOSA. Selon lui, il est essentiel de mettre en place une stratégie pour éviter les différends entre Etats membres --par exemple sur l'utilisation appropriée ou non d'armes nucléaires pour dévier un tel astéroïde-- en cas crise majeure. Le Traité sur l'Espace de 1967 et l'accord sur la Lune de 1979 interdisent déjà "l'établissement de bases militaires, installations ou fortifications (...) et l'organisation de manoeuvres militaires sur des planètes dans notre galaxie". Mais dans un avenir pas trop lointain la petite agence onusienne devra peut-être aussi réglementer le tourisme spatial, voire des funérailles dans l'espace, réservés pour l'instant aux films de science fiction.
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