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Samedi 11 Juillet 2009 à 00:00

La longue grève de RFI marque une trêve estivale, mais rien n'est réglé

La grève à Radio France Internationale (RFI), entamée le 12 mai contre un plan social de 206 suppressions d'emplois, a été suspendue vendredi jusqu'en septembre, mais rien n'est réglé dans ce conflit, le plus long qu'ait connu l'audiovisuel public depuis 1968. Au 60e jour de grève, une "trêve estivale" a été votée en assemblée générale par les salariés qui reprendront le travail progressivement. "Il ne s'agit en aucun cas d'un essoufflement mais d'une décision destinée à ne pas pénaliser les pigistes et les CDD qui vont affluer cet été, et sont pour la plupart étrangers à notre mouvement", a expliqué à l'AFP Maria Afonso, secrétaire (FO) du comité d'entreprise. L'ensemble des programmes de la station publique, essentiellement diffusée à l'étranger, devrait donc être à nouveau diffusés normalement à partir du 14 juillet. La direction de la station publique s'est "félicitée" de la suspension du mouvement. "C'était indispensable! Un risque majeur a été pris de mise en péril de la radio: ces 60 jours de paralysie partielle de l'antenne auront un coût en termes d'image et en termes d'audience dans un contexte de concurrence chaque jour plus âpre alors que RFI a perdu en quatre ans 19% de son audience", écrit-elle dans un communiqué. "Le plan social va reprendre à la rentrée", a précisé à l'AFP Geneviève Goëtzinger, directrice déléguée. Dans le même temps, l'intersyndicale prévient que la grève reprendra dès le mois de septembre. Au bout de neuf semaines d'un véritable bras de fer entre syndicats et direction, les négociations sont toujours dans l'impasse. RFI, dirigée par Alain de Pouzilhac et Christine Ockrent, a annoncé en janvier un plan social prévoyant 206 suppressions d'emplois sur environ un millier et la fermeture de six bureaux en langues étrangères: allemand, albanais, polonais, serbo-croate, turc et laotien. La direction de RFI invoque les difficultés financières de la station mais pour les syndicats, le plan social est lié à mise en place la holding Audiovisuel extérieur de la France (AEF), qui regroupe depuis le 5 juin RFI et France 24, et aux éventuelles synergies qui en découleraient. L'intersyndicale demande que le plan social, qui prévoit des licenciements contraints, soit transformé en plan de départs volontaires. Alors qu'elle réclame une médiation depuis des semaines, elle a été reçue vendredi au ministère de la Culture, avec la direction. "Le ministère n'a rien proposé pour sortir de cette crise. Nous sommes en colère. Mais on ne perd pas espoir, la balle est désormais dans leur camp", a déclaré Nina Desesquelles, déléguée SNJ. Selon la direction, "le ministère a réaffirmé son soutien" à sa stratégie. La grève est suivie chaque jour par une minorité de salariés qui tournent. Ce sont essentiellement des techniciens soutenus, y compris financièrement, par une bonne partie de la rédaction, selon l'intersyndicale. De son côté, la direction fustige un mouvement "minoritaire", sur fond de division syndicale, la CFDT, la CFTC et la CFE-CGC préférant négocier les conditions de départs des salariés. L'intersyndicale, soutenue par de nombreuses personnalités du monde politique, artistique, scientifique et médiatique, a intenté plusieurs actions en justice contre ce plan mais a été déboutée. Le 16 juillet, le juge des référés du TGI de Paris doit examiner un nouveau recours du CE destiné à obtenir la nullité du plan, estimant que son contenu est "insuffisant".
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