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Dimanche 19 Juillet 2009 à 00:00

Apollo 11 a modifié notre perception de l'univers et de la condition humaine

La perception de notre place dans l'univers a changé lorsque l'homme a fait le premier pas sur la Lune et a pu observer la Terre en arpentant la surface de l'astre de la nuit, qui était depuis des millénaires objet de vénération, de rêves ou de superstitions. "Lorsque nous sommes allés là-bas, nous avons en quelque sorte démythifié et démystifié la Lune", déclare Roger Launius, responsable du département d'histoire spatiale à la Smithsonian Institution à Washington. En alunissant le 20 juillet 1969, Apollo a privé la Lune de son aura de mystère, tout en révélant, grâce au pouvoir de la science, une surface rocheuse aride, inhospitalière et sans air. Flottant dans un noir d'encre, notre planète bleue apparaissait comme un lieu d'une indéfinissable beauté, un havre de vie, humide et chaleureux dans l'infinité froide de l'espace. Comme l'avait montré la célèbre photographie "Levée de Terre", prise par Apollo 8 en décembre 1968.

Certains, comme les astronautes du programme Apollo, James Irwin et Charles Duke, ont vu dans cette image la preuve que l'Humanité avait été choisie pour recevoir un cadeau divin. D'autres l'ont interprétée comme un signe de notre terrible solitude. Cela montrait combien nous sommes primitifs, combien il nous restait du chemin à faire avant de pouvoir réellement voyager dans l'espace, au lieu de nous limiter à un saut risqué vers la Lune. Le physicien et romancier britannique C.P. Snow a estimé qu'Apollo, "tout en étant la plus grande exploration (...) était aussi près d'être la dernière", prédisant un "repli sur soi" de l'Humanité. Certains ont conclu que notre seule chance de survie était de protéger notre précieux refuge, car il n'y avait simplement aucune autre place où aller. "A l'âge de six ans, j'ai vu le lancement d'Apollo 11 et (Neil) Armstrong faire son petit pas", déclare David Wilkinson, théologien à l'université de Durham, dans le nord-est de l'Angleterre, qui avait reçu une formation en astrophysique avant d'entrer dans les ordres. "Je faisais partie d'une génération incitée à faire des sciences, suite à cette expérience. Parallèlement aux résultats scientifiques, l'héritage (d'Apollo) c'est son effet sur cette génération.

Mais Apollo a aussi soulevé des questions importantes sur la place des êtres humains dans l'univers, de notre responsabilité environnementale à la spiritualité", ajoute le révérend Wilkinson. Pour Jacques Arnould, théologien, moine dominicain et chercheur chargé de mission sur l'éthique au Centre national (français) d'études Spatiales (CNES), les images d'Apollo ont été une incitation à la prise de conscience écologique, alors qu'à la fin des années 60 le mouvement de défense de l'environnement se limitait à un petit groupe éclectique d'universitaires et de hippies. Tandis que les astronautes s'éloignent de la Terre, "au lieu de s'extasier sur les étoiles, ils vont dire que la Terre est belle mais aussi fragile. Ce propos va rencontrer, susciter, ce qu'on appelle la conscience écologique dont nous sommes aujourd'hui les héritiers", relève Jacques Arnould. "C'était, ajoute-t-il, la première fois dans l'histoire de l'Humanité qu'on avait cette prise de distance réelle et pas seulement imaginaire, vis-à-vis de la Terre, qu'on se rendait compte qu'on était sur ce petit bout de planète bleue, embarqué dans le même vaisseau".
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