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Dimanche 15 Avril 2001 à 00:00

Mitterrand par lui-même.

"On ne peut rien contre la volonté d'un homme": c'est l'une des premières répliques de François Mitterrand dans l'autoportrait télévisé que lui consacre Jean-Pierre Elkabbach dans un saisissant document, fruit d'interviews réalisées en 1993 et 1994 et diffusé en mai sur France 2.

Ce travail n'a pas de précédent. A deux ans de la fin de son second septennat, François Mitterrand avait donné son accord au journaliste pour se prêter à des entretiens réguliers devant la caméra, avec pour seule condition qu'ils ne soient divulgués qu'après son départ de l'Elysée.

France 2 a présenté à Paris, le premier et le quatrième volet de ces "Conversations avec un président". Interrogé à chaud, au fil d'entretiens vivants et serrés, François Mitterrand réagit à l'actualité.

Le premier film commence alors que la droite vient de remporter une victoire écrasante aux législatives de 1993. "On ne peut rien contre la volonté d'un homme", lâche d'emblée Mitterrand, poussé par Elkabbach qui lui demande s'il "partira", s'il démissionnera comme certains le réclament à droite. "Je suis d'un naturel très patient, ma patience est faite de mille impatiences", confie-t-il lorsqu'on veut savoir s'il résistera à la pression ou aux "humiliations" que voudraient lui imposer ses adversaires. "Je suis réellement seul, physiquement et psychologiquement", concède-t-il.

Sa relation avec Balladur, ses jugements sur la droite, le suicide de Pierre Bérégovoy sont autant de sujets sur lesquels il s'exprime longuement avant de répondre, sur un ton vif, à Jean-Pierre Elkabbach sur la guerre, Vichy, le procès Touvier.

"En général, les inquisiteurs sont des lâches", déclare-t-il parlant des "bavards, des inutiles et des malveillants" qui critiquent "sa" guerre. "Je me sens sûr de moi. Je sais quelle était mon attitude et quels étaient mes actes entre 1940 et 1945. Ceux qui me critiquent, je ne sais pas très bien ce qu'ils auraient fait s'ils avaient vécu cette époque", proteste-t-il.

Interrogé après la projection sur le récent ouvrage de Georges-Marc Benamou sur Mitterrand, Vichy et les Juifs, Elkabbach assure que dans ses "Conversations avec un président", "la parole de Mitterrand est la sienne, ni retouchée ni fabriquée ni tripatouillée".
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