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Dimanche 23 Août 2009 à 00:00

Quand les radios mettent un peu de sel dans leurs matinales

Avec Canteloup, Carlier, Gerra ou Guillon, les grandes radios généralistes vont à nouveau se livrer chaque matin à la rentrée à une guéguerre par humoristes interposés, une dose d'ironie et un zeste d'esprit étant d'excellents ingrédients pour doper l'audience. "L'humour est important pour la radio qu'elle soit généraliste ou musicale, et encore plus en période de crise. Il l'est d'autant plus que la matinale est le prime time de la radio. Et un prime time sans un peu d'humour, c'est déjà partir avec un gros handicap", relève Yves Malbranke, directeur de My Conseils, agence spécialisée dans le média radio. De fait, la tranche 7h30-8h00 est un carrefour majeur, le but étant d'attirer un maximum d'auditeurs pour le journal de 8h00. Guy Carlier à la rentrée sur Europe 1, Stéphane Guillon, Didier Porte et un petit nouveau, le comédien François Morel, en alternance sur France Inter, distillent leurs chroniques juste avant le journal. "C'est à savoir celui qui dégainera son meilleur humoriste ou chroniqueur le matin à des horaires vraiment stratégiques", note le spécialiste de la radio. Pas question de parler de bataille pour Jacques Esnous, directeur de l'information de RTL, la première radio de France. "Nous ne sommes pas dans une guerre des humoristes. Les humoristes des trois radios généralistes sont sur des registres très typés correspondant à ce qu'attendent les auditeurs de ces stations", dit-il.
Laurent Gerra fait les délices de RTL à 8h50 en semaine depuis 2007. "Nous sommes passés à un cran supérieur, dans la mesure où je le considère comme un chroniqueur qui porte un oeil humoristique sur l'actualité", ajoute Jacques Esnous. Chaque matin, la radio recycle également des extraits des "Grosses Têtes", cultissime émission animée par Philippe Bouvard.
Sur Europe 1, c'est Nicolas Canteloup qui s'adonne à sa "Revue de presque" aux alentours de 8h35. "Le matin, l'auditeur souhaite forcément une tranche d'information sérieuse, resserrée mais rythmée. Les pastilles d'humour sont souvent au bout d'un cycle d'information ce qui correspond à un besoin de décélérer avec un peu de légèreté", analyse Laurent Glépin, directeur de la communication d'Europe 1. Mais, pour lui, il ne faut pas confondre humoriste et chroniqueur: "Ils ne répondent pas au même objectif: un humoriste donne une respiration au sein d'une tranche d'info très dense, tandis que le billet d'humeur du chroniqueur avec son point de vue et son parti pris crée de l'aspérité".
En matière d'humour, Philippe Val ancien patron de Charlie Hebdo, s'y connaît. "Quand on ne rit pas, on est amputé de quelque chose", plaisante aujourd'hui le tout nouveau directeur de France Inter. "L'humour est nécessaire. Avant même que la radio existe, il y avait toujours dans les journaux des parties dévolues à l'humour ou au dessin de presse", glisse-t-il. L'impertinence de Stéphane Guillon a parfois irrité jusqu'à l'Elysée. Pour autant, Philippe Val se refuse à fixer une limite à ses humoristes. "Un chroniqueur est responsable de sa chronique. J'estime qu'un adulte intervenant dans les médias publics sait ce qu'il doit faire ou pas et toutes les opinions doivent être représentées dans la radio du service public", insiste-t-il.
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