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Jeudi 3 Septembre 2009 à 00:00

Face au désamour du public, la fiction française cherche ses marques

Désamour "dramatique" du public, interrogations sur les financements, absence des chaînes de la télévision numérique terrestre (TNT) : le 11e festival de la Rochelle se tiendra du 16 au 19 septembre dans un contexte de crise de la fiction française. Le Festival, pendant lequel 29 programmes (téléfilms, séries) seront en compétition, va se tenir dans un contexte "salé", a résumé son président-fondateur Quentin Raspail. La fiction française peut se targuer de "professionnalisme", d'"unité de la production" et "de qualité", a insisté le producteur Nicolas Traube, vice-président du Festival. Mais "il est dramatique de voir l'état de désamour du public de moins de 50 ans pour la fiction française", a-t-il ajouté. Les nombreuses séries américaines, qui semblent mieux répondre aux envies de divertissement des Français, gagnent un peu plus de parts d'audience chaque année. En face, les séries françaises sont en mal de renouvellement. Sur 13 séries présentées au festival cette année, seulement cinq sont françaises. Le Canada, invité pour la première fois au festival cette année et davantage préparé à la concurrence américaine, présente huit séries francophones. Le téléfilm de 90 minutes, pourtant moins populaire que les séries de 50 minutes auprès du public français, reste la marque de fabrique des producteurs français, a regretté M. Traube. Autre souci auquel la fiction française doit faire face : la crise de financement. "La fiction est un genre qui coûte cher. Or les chaînes privées sont confrontées à une baisse importante de leurs recettes publicitaires alors que la réorganisation du service public pose un problème", a-t-il souligné. Ainsi, France Télévisions, qui comprend les chaînes publiques France 2, France 3, France 4, France 5 et France ô, attend toujours l'enveloppe de 450 millions d'euros prévue pour compenser l'arrêt de la publicité après 20H00. La Commission européenne a autorisé mardi le versement de cette somme par l'Etat français, mais dans le même temps, elle a ouvert une enquête approfondie sur le financement à plus long terme du groupe public. Pour M. Raspail, les chaînes de la télévision numérique terrestre (TNT), qui ne cessent de prendre des parts de marché aux grandes chaînes, pourraient contribuer à étoffer les caisses de la fiction française. Des discussions sont actuellement en cours entre les professionnels de la fiction et ces chaînes afin que ces dernières participent aux quotas de la production des oeuvres françaises. Pour l'heure, les 18 chaînes de la TNT traînent des pieds. Sur l'ensemble des programmes proposés au Festival, aucun n'émane de ces chaînes, quand TF1, France Télévisions, M6 et Canal+ sont présentes. "Nous devons trouver des solutions pour écrire des programmes de fiction encore meilleurs mais avec des moyens financiers moins importants", a conclu M. Raspail. Près de 1.600 professionnels et 25.000 spectateurs sont attendus au festival, qui va se tenir à La Rochelle pour la troisième année. Le 19 septembre seront décernés 17 prix, dont celui du meilleur téléfilm, de la meilleure mini-série et de la meilleure série de première partie de soirée. Le comité de sélection du Festival, présidé par l'acteur Robin Renucci, sera constitué de huit personnes, dont des comédiens (Florence Darel, Marine Delterme, Alexandre Brasseur, Bruno Madinier), des réalisateurs (Olivier Guignard, Raymond Vouillamoz), le compositeur François Staal et la scénariste Nicole Jamet.
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