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Mercredi 9 Septembre 2009 à 00:00

Paradoxes de crise, des journaux parient sur le net, des sites sur le papier

Conséquences paradoxales de la crise de la pub, des journaux comme le Figaro et Libération lancent des services payants sur la Toile tandis que des médias internet comme Mediapart ou Bakchich réfléchissent à des versions papier vendues en kiosque. Liberation.fr, gratuit depuis sa création en 1995, a inauguré cette semaine un abonnement payant et mise sur 20.000 abonnements en 12 mois. Lefigaro.fr, actuellement gratuit, prévoit de son côté de rendre une partie de son site accessible sur abonnement à partir de début 2010. Parallèlement, le site satirique bakchich.info mise sur le lancement d'un hebdomadaire le 23 septembre pour faire face à la chute de ses recettes publicitaires. "Si le projet ne marche pas, on va déposer le bilan", explique son patron Nicolas Beau. "L'internet est un outil de notoriété formidable", mais une version papier est indispendable pour "légitimer" les informations qui paraissent sur les site, ajoute-t-il. Edwy Plenel a également un projet de version papier pour son site d'information généraliste Mediapart.fr. "Chacun tâtonne, s'essaie à différentes formules, sans que le modèle économique soit trouvé sur internet", résume Arnaud Mercier professeur en information et communication à l'Université de Metz. En France, le quotidien économique les Echos avait initié le mouvement de l'information payante sur la Toile, dès son lancement en 1996. Il est longtemps resté seul sur ce créneau jusqu'à ce que le généraliste lemonde.fr le rejoigne en 2002, comprenant dès le départ que les recettes publicitaires ne suffiraient pas à le rentabiliser. Le reste de la presse écrite et une partie des "pure players" (journaux uniquement présents sur internet) sont restés gratuits. Or avec la crise les annonceurs font grise mine, ce qui pousse le secteur à chercher de nouvelles ressources. Cet été, Rupert Murdoch, patron du géant de médias News Corp. (Wall Street Journal, The Times, The Sun...) avait jeté un pavé dans la mare en disant sa volonté de faire payer les lecteurs de ses journaux en ligne. Une gageure, car l'information, en particulier sur internet, "est liée à la gratuité. On ne peut pas revenir en arrière. Comment justifier la part payante?", relève M. Mercier. Interrogés par l'AFP, spécialistes de la presse et responsables de sites d'information justifient les contenus payant par des scoops, des reportages, des interviews et des enquêtes "exclusifs" mais aussi d'autres services à la carte (archives, dossiers "sur mesure"). L'actualité "chaude", souvent disponible gratuitement via les dépêches d'agences sur internet ou dans les journaux gratuits, n'est pas soumise à un abonnement sur ces sites. Car un internaute "ne veut pas payer pour ce qu'il peut trouver gratuitement ailleurs", explique-t-on au monde.fr. La communauté financière, qui hésite moins à payer pour avoir des informations, intéresse aussi les journaux. Depuis une semaine, le groupe Figaro propose un service payant d'informations économiques et financières, accessible sur un site internet dédié et via les téléphones multifonctions. Les Echos vont lancer un service similaire en octobre. Mais globalement, "un journal tout seul, surtout en France où il n'y a pas de marques très fortes, aura du mal à donner des informations exclusives. Ils devront se regrouper pour créer des kiosques à journaux sur le net", estime Emmanuel Charonnat, directeur général adjoint de Starcom, agence médias de Publicis.
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