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Mercredi 9 Septembre 2009 à 00:00

Orange/T-Mobile cherchent la taille critique sur un marché très disputé

En joignant leurs forces au Royaume-Uni, Deutsche Telekom et France Télécom veulent se doter d'une taille critique sur un marché britannique de la téléphonie mobile très disputé, où aucun acteur n'atteint 30% du total d'abonnés. Le Royaume-Uni est un terrain de jeu très difficile, contrairement à la France, où le faible niveau de concurrence est notoire, avec seulement trois grands opérateurs (Orange, SFR, Bouygues Telecom). Ceux-ci avaient d'ailleurs été condamnés en 2005 à une amende record de plus d'un demi-milliard d'euros pour entente et partage d'informations stratégiques. Le Royaume-Uni pour sa part compte pas moins de cinq opérateurs principaux, dont le numéro un O2 (filiale de l'espagnol Telefonica) contrôle moins de 28% du nombre total d'abonnés. Même le britannique Vodafone, un des géants mondiaux avec plus de 315 millions de clients, n'est pas prophète en son pays, et doit se contenter d'une part de marché de 25%. Les autres opérateurs sont Orange (France Télécom) avec environ 22% et T-Mobile (Deutsche Telekom), autour de 15%, le groupe 3 (filiale du conglomérat hongkongais Hutchison Whampoa) fermant la marche avec un maigre 7%. Résultat, chacun s'épuise dans son coin pour attirer les clients, notamment en leur proposant des appareils dernier cri, au prix d'accord d'exclusivité coûteux et de dépenses de marketing élevées. O2 avait ainsi été le premier opérateur européen à lancer l'iPhone d'Apple au Royaume-Uni, où il en a toujours l'exclusivité. T-Mobile a répliqué avec le G1 de Google, Vodafone avec le BlackBerry Storm... Et, avec des marges compressées par cette concurrence, la plupart des acteurs peinent à dégager des bénéfices, quand ils n'essuient pas des pertes. Vodafone n'a gagné ainsi que 235 millions de livres (270 millions d'euros) au Royaume-Uni sur son dernier exercice, contre 1,7 milliard en France et en Allemagne, et 1,3 milliard en Espagne. T-Mobile UK est un foyer de pertes pour sa maison-mère, et au premier semestre, France Télécom a gagné moins d'argent au Royaume-Uni (toutes activités confondues) qu'en Pologne, où il compte pourtant moins d'abonnés. Par comparaison, le numéro un Telefonica s'en sort le mieux: O2 UK lui a rapporté un bénéfice de 1,8 milliard d'euros l'an dernier. Pour Ernest Doku, du site de comparaison Omio.com, l'alliance Orange/T-Mobile est donc avant tout une question de "simple bon sens commercial". "Une fusion va donner aux deux groupes une part de marché conséquente (de 37% environ, ndlr), et constituer une concurrence sérieuse face à O2 et Vodafone, les mettant dans une meilleure position pour réduire leurs tarifs et offrir un choix de combinés sans équivalent". De son côté, Vodafone, qui s'était lui aussi intéressé à T-Mobile d'après la presse britannique, avait conclu en mars un accord avec Telefonica pour partager leurs infrastructures de réseaux dans quatre pays, y compris le Royaume-Uni, afin de réduire leurs coûts. Mais les deux groupes restent concurrents sur le terrain. Dans un tel contexte, le rapprochement Orange/T-Mobile pourrait en fait arranger tout le monde, conclut Mark Priest, courtier chez ETX Capital, car "moins d'acteurs sur le marché signifiera plus de profits à se partager entre les opérateurs restants".
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