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Jeudi 10 Septembre 2009 à 00:00

Vivendi, en quête de nouveaux marchés, rêve du Brésil

En quête de nouveaux relais de croissance, le groupe français de médias et de télécoms Vivendi veut prendre pied au Brésil, en acquérant l'opérateur alternatif GVT. Annoncée dans la nuit de mardi à mercredi, son offre publique d'achat amicale porte sur 100% de GVT et se ferait "à un prix de 42 reals par action". Cette opération valoriserait ainsi l'opérateur brésilien de téléphonie et d'internet "à environ 5,4 milliards de reals ou 2 milliards d'euros". Vivendi, qui a assorti le lancement de son OPA d'un certain nombre de conditions, a précisé vouloir obtenir "au minimum 51% des titres de GVT". Le groupe français a expliqué que cette annonce intervenait après la conclusion, mardi, d'un "accord avec les groupes Swarth et Global Village Telecom (Holland) BV, les fondateurs et actionnaires de contrôle de GVT Holding SA". "Les actionnaires de contrôle de GVT se sont engagés à apporter à l'offre de Vivendi au minimum 20% du capital de GVT, sur les 30% environ qu'ils détiennent", a indiqué le groupe. L'opérateur GVT, qui compte 2,3 millions de lignes en service, a connu ces trois dernières années "des taux de croissance annuels de 31,1% de son chiffre d'affaires et de 40,2% de son Ebitda (résultat brut d'exploitation) ajusté", a rappelé Vivendi. Le président de son directoire, Jean-Bernard Lévy, a souligné dans un communiqué que cette opération s'inscrivait "pleinement dans (la) stratégie de (Vivendi de) développement dans des pays à forte croissance". Depuis plusieurs mois, le groupe français --dont les activités, en particulier celles de sa filiale de téléphonie SFR, voient leur croissance se tasser-- est à la recherche d'acquisitions en dehors des pays occidentaux. "A long terme, la croissance viendra plus des pays émergents que des pays développés. Or, dans le portefeuille d'activités de Vivendi aujourd'hui, les pays émergents représentent très nettement moins de 20%", a expliqué à l'AFP Christophe Cherblanc, analyste à la Société générale. "C'est pour cela qu'ils ont regardé un certain nombre de dossiers, comme Tunisie Telecom, la Turquie ou (les actifs africains de l'opérateur koweïtien) Zain", a-t-il ajouté. Vivendi a mis un terme à ce dernier dossier fin juillet, en raison d'un désaccord sur le prix. "Nous avons clos le dossier parce que nous n'avons pas l'intention de payer davantage que ce que ça vaut et nous ne voulons pas mettre en péril l'argent de nos actionnaires", a expliqué récemment M. Lévy. Dans le cas de GVT, le président du directoire a souligné qu'"avec cet important investissement et son engagement à long terme au Brésil, Vivendi a(vait) l'intention de créer de la valeur pour ses actionnaires". Le prix annoncé, 2 milliards d'euros maximum, "est tout à fait dans leur marge de manoeuvre. Il n'y a pas besoin de faire d'augmentation de capital et ça ne met pas le dividende en risque", a souligné M. Cherblanc. Une position partagée par les analystes de Natixis. Toutefois, les investisseurs semblaient circonspects: à la Bourse de Paris, à 12H46 (10H46 GMT), le titre perdait 2,25%, à 19,56 euros, dans un marché en hausse de 0,29%. Dans le cadre de sa stratégie de renforcement dans les pays émergents, Vivendi a récemment lancé au Vietnam, via Canal+, un bouquet de télévision payante par satellite. Déjà présente dans plusieurs pays africains, son autre filiale, Maroc Telecom, a, elle, acquis en juillet 51% de l'opérateur historique du Mali, Sotelma.
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