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Jeudi 10 Septembre 2009 à 00:00

Coopération internationale et secteur privé, clés du futur spatial américain

L'avenir des vols spatiaux habités américains pourrait dépendre d'une coopération internationale accrue et de l'engagement du secteur privé, le pays risquant de devoir revoir à la baisse ses ambitions spatiales pour cause de contraintes budgétaires. Dans le résumé de ses conclusions et options remis mardi à la Maison Blanche, la commission d'experts nommée par le président Obama constate que "le programme actuel des vols habités des Etats-Unis --baptisé Constellation-- n'est pas réalisable" avec les ressources allouées. Constellation, lancé en 2004 par l'ancien président George W. Bush, prévoit un retour des Américains sur la Lune à l'horizon 2020 en prélude à des expéditions vers Mars et le reste du système solaire. La Nasa dispose d'un budget annuel de quelque 18 milliards de dollars et le comité estime qu'une rallonge de trois milliards par an est indispensable pour qu'un programme d'exploration au-delà de l'orbite terrestre soit digne d'intérêt. "Quel que soit le programme spatial qui sera retenu, il devra être accompagné des ressources nécessaires à son exécution", souligne le document dont les conclusions avaient déjà été largement diffusées. Le comité relève qu'il existe plusieurs options pour mobiliser ces ressources, dont la coopération internationale. "L'exploration spatiale est devenue une activité mondialisée", notent ces experts indépendants. "De nombreux pays ont des programmes spatiaux et leurs budgets annuels combinés sont équivalents à celui de la Nasa", ajoutent-ils. "Un engagement actif des Etats-Unis avec des partenaires internationaux d'une manière adaptée au monde multipolaire d'aujourd'hui pourrait renforcer les relations géopolitiques, lever des ressources et renforcer les activités d'exploration", jugent les dix membres de la commission présidée par Norman Augustine, ex-PDG du groupe aérospatial Lockheed Martin. Ils relèvent également que le secteur privé est en pleine effervescence dans les activités spatiales. "Si nous pouvons créer dans le domaine spatial un potentiel d'activités intéressant pour le secteur privé, on pourrait peut-être réduire les coûts pour la Nasa", poursuit le document en référence aux entreprises comme Space X qui développe un lanceur dont le but est d'acheminer des astronautes et du fret à la Station spatiale internationale (ISS). "Si, après avoir conçu judicieusement un programme d'exploration spatiale, élaboré des alliances avec des partenaires étrangers et créé un potentiel de développement commercial, les Etats-Unis n'ont pas les moyens de financer leurs ambitions spatiales, le pays devra alors se résigner à accepter des objectifs plus modestes", met en garde la commission. Selon John Logsdon, ancien directeur du Space Policy Institute à l'Université George Washington, "l'administration du président Barack Obama est plus ouverte à une plus grande participation de partenaires dans l'exploration spatiale". Toutefois, relève cet expert, "il reste à savoir si l'Europe et le Japon souhaitent jouer un plus grand rôle et consacrer plus d'argent" à l'exploration spatiale habitée. "Je pense que cette possibilité leur est désormais offerte", ajoute John Logsdon dans un entretien avec l'AFP. Il pense aussi que le président Obama fera son choix dans les prochaines mois parmi les cinq options pour le futur de l'exploration habitée avancées par la commission. Mais une décision pourrait intervenir rapidement concernant le maintien du développement du lanceur Ares 1 et de la capsule Orion, qui doivent succéder à la navette et auxquels la Nasa consacre plusieurs millions de dollars par mois.
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