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Dimanche 13 Septembre 2009 à 00:00

Les "smartphones" font de l'ombre aux GPS

Dotés de plus en plus souvent d'une fonction navigation, les "smartphones", ces mobiles multimédias qui connaissent un très grand succès, commencent à faire de l'ombre aux classiques GPS, obligeant les industriels du secteur à se positionner sur ce segment porteur. Selon le cabinet d'études iSuppli, après des années de croissance (+123% en 2007, +29% en 2008), les ventes de GPS dans le monde devraient reculer pour la première fois de 7,7% en 2009, avant une reprise en 2010 et 2011, puis un déclin durable. Dans le même temps, le marché des smartphones équipés d'une fonctionnalité GPS va exploser (+32% d'utilisateurs en 2009, +43% en 2010, +50% en 2011). Conséquence: en 2014, le nombre de smartphones avec navigation (305 millions) dépassera celui des GPS en circulation (128 millions), alors qu'aujourd'hui ces derniers sont deux fois plus nombreux que les premiers. "Ces cinq à six dernières années ont été marquées par une très forte progression des GPS. Les industriels pensaient que cela allait continuer car les GPS n'avaient pas vraiment de concurrent. La seule alternative était alors les systèmes intégrés dans les voitures, qui étaient très coûteux", rappelle Richard Robinson, analyste chez iSuppli. Mais, "depuis un an à 18 mois, un certain nombre de smartphones, dotés d'un grand écran tactile, sont arrivés sur le marché, comme l'iPhone d'Apple", ce qui a changé la donne. D'autant que les fabricants de mobiles ont lancé des boutiques en ligne pour télécharger vidéos, jeux, mais aussi systèmes de navigation, explique-t-il. Face à cette situation, le leader mondial des GPS, l'américain Garmin, a décidé de lancer ses propres téléphones dotés de services de géolocalisation, les "nüvifone". Conçus avec le groupe informatique Asus, ils sont disponibles depuis l'été dans plusieurs pays d'Asie et devraient l'être en Europe fin 2009. "Cela faisait un petit moment que Garmin en parlait. Or, plus le temps passe, plus le marché devient hyper compétitif et plus sa chance d'avoir une part de marché importante diminue", relève Michael Nique, de l'Institut de l'audiovisuel et des télécoms en Europe (Idate). "Nous ne prétendons pas faire de l'e-mail ou de la gestion d'applications (vidéos, gadgets...), aussi bien qu'un Apple ou un BlackBerry", mais commercialiser des mobiles ayant la "même qualité de navigation qu'un GPS" et accompagnés d'un ensemble de services (radars, information trafic...), explique Grégoire Heugel, responsable télécoms chez Garmin. Il s'agit d'"une proposition relativement unique", assure-t-il. Comme l'allemand Navigon, le néerlandais TomTom a, lui, préféré conclure un partenariat avec Apple. Il propose ainsi depuis août son système de navigation dans la boutique en ligne de l'américain qui, selon lui, a "révolutionné la manière de distribuer du logiciel". Une stratégie qui a la faveur des analystes. TomTom - qui développe aussi des systèmes intégrés pour des véhicules Renault et Fiat - et Garmin croient néanmoins toujours au GPS, un produit dont le prix moyen a quasiment été divisé par deux en quatre ans et tourne désormais autour de 130 euros. "Il y a toujours un marché relativement fort pour l'appareil dédié" comme c'est le cas pour la photographie, bien que les mobiles possèdent quasiment tous un appareil photo, note Benoît Simeray, vice-président de la division "On Board Mobile" chez TomTom. "Les deux marchés peuvent non seulement coexister, mais la téléphonie mobile peut même nous amener une nouvelle clientèle", relève-t-il, car la navigation sur téléphone répond à "un besoin plus ponctuel et urbain".
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