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Lundi 5 Octobre 2009 à 00:00

Le Mipcom, un test pour les exportations de programmes français, selon un expert

Le Mipcom, qui s'est ouvert lundi à Cannes, s'annonce comme "un test" pour les producteurs et distributeurs français dont les exportations de programmes audiovisuels ont légèrement chuté en 2008, estime Mathieu Béjot, directeur de TV France International. "2009 est une année compliquée, tendue en raison de la crise. Toutes les chaînes à travers le monde ont réduit leurs budgets à la suite de la baisse des recettes publicitaires. Le Mipcom va être un peu le test d'un éventuel redémarrage", dit-il dans une interview à l'AFP. Créée il y a 15 ans, TV France International est une association professionnelle regroupant environ 150 sociétés du secteur, producteurs, distributeurs, filiales de distribution des chaînes françaises et représentant 90% du chiffre d'affaires à l'export. Elle propose quelque 800 programmes récents, "allant du très commercial de TF1 au très culturel d'Arte". "Tout le monde a fait le gros dos depuis le début de l'année et on risque de sentir la reprise avec un peu de décalage", relève M. Béjot qui souligne "les grosses incertitudes" pesant sur le secteur. "Les chaînes doivent quand même alimenter leurs grilles. Typique des périodes de crise, il y a pas mal de rediffusions, notamment de programmes pour la jeunesse qui rapportent moins de publicité. D'autant que les enfants se moquent de revoir les mêmes émissions plusieurs fois", analyse-t-il. "Nous avons des volumes horaires exportés en augmentation et, en revanche, des chiffres d'affaires qui diminuent car on multiplie les petits contrats", note-t-il. En 2008, les ventes de programmes audiovisuels français ont atteint 110 millions d'euros, soit une baisse de 7,3% par rapport à 2007. Ce tassement conjoncturel s'explique par un recul significatif des ventes de programmes d'animation. "Depuis une dizaine d'années, l'animation était le genre qui se vendait bien, la France se targuant d'en être le troisième producteur mondial, derrière les USA et le Japon. En période difficile, c'est un des premiers secteurs touchés", dit M. Béjot. Ce secteur a longtemps représenté 35% du chiffre d'affaires à l'export, mais, en 2008, les ventes ont accusé une baisse de 26%. Le spécialiste relève également "une très forte poussée de la fiction". Pour lui, "il y a un assez profond renouvellement du genre, largement initié par Canal+ qui a un peu joué le rôle de HBO aux Etats-Unis, avec des séries audacieuses comme +Engrenages+ (vendue à la BBC, ndlr) ou +Mafiosa+ vendue dans une quarantaine de pays". Même si les fictions plus traditionnelles comme "Navarro" ou "Julie Lescaut" continuent de bien s'exporter, "les chaînes ayant besoin d'instaurer des rendez-vous réguliers avec des héros récurrents". En terme de chiffre d'affaires, les documentaires représentent un quart des ventes françaises. "Nous avons une production documentaire assez reconnue, qui se démarque clairement de la production anglo-saxonne dans tout ce qui est sujets sur l'actualité politique, environnementale, etc...", juge-t-il encore. Les principaux marchés de la France sont l'Europe de l'Ouest, l'Europe centrale et orientale.
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