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Jeudi 8 Octobre 2009 à 00:00

Taxe audiovisuelle: le bras de fer continue entre le public et le privé

Le débat sur la compensation de la fin de la publicité sur les chaînes publiques après 20H00 a refait surface mercredi, les privées réclamant un "moratoire" sur leur contribution alors que France Télévisions prévoit des recettes encore plus importantes que prévu. Depuis janvier, les chaînes de France Télévisions (France 2, France 3, France 4, France 5, France ô) ne diffusent plus de publicité à la télévision après 20H00. Ce manque à gagner devait être compensé cette année par une enveloppe de 450 millions d'euros, puis de 458 millions en 2010, en partie alimentée par une taxe perçue sur le chiffre d'affaires des chaînes privées. "Nous demandons et nous revendiquons un moratoire sur l'établissement de cette taxe et le décalage de sa mise en place à fin 2011", a déclaré Bertrand Méheut, PDG du groupe Canal+ et président de l'Association des chaînes privées (Canal+, TF1, M6), mercredi dans une interview au Figaro. La publicité doit en disparaître totalement à fin 2011, date de l'arrêt de la diffusion de la télévision analogique. Ce moratoire est "porté par des députés de la majorité", a-t-il rappelé. Christian Kert, député UMP, s'est ainsi dit favorable à un "abandon pendant un an ou deux de la perception de cette taxe", dans un entretien au Figaro.fr lundi. M. Méheut a affirmé que le manque à gagner publicitaire entraîné par la suppression de la publicité après 20H00 n'a "pas dépassé les 215 millions", loin des 450 millions prévus dans la loi sur l'audiovisuel. Les chaînes privées ont toujours dit leur opposition à une taxe, sans pour autant évoquer de moratoire jusqu'à présent. Mais la donne a changé: les recettes publicitaires avant 20H00 sont plus importantes que prévu chez France Télévisions alors que les chaînes privées enregistrent des chutes de leurs revenus. Fin août, le groupe audiovisuel public avait annoncé un surplus de recettes publicitaires de 70 millions d'euros par rapport à son objectif en 2009, un surplus passé à 105 millions à fin septembre. Mercredi, Patrick de Carolis, PDG de France Télévisions, a dit espérer dépasser ce surplus, lors de son audition à l'Assemblée nationale par la Commission des affaires culturelles et de l'éducation sur l'exécution du contrat d'objectifs et de moyens de France Télévisions pour 2006-2010. Le moratoire n'a pas été évoqué lors de cette audition. "Pas un seul parlementaire n'a parlé des demandes de moratoires sur les taxes, ni interpellé France Télévisions sur l'enquête de Bruxelles" concernant la compensation versée par l'Etat au groupe public, alors qu'on "risque de devoir rembourser dans deux ans", a déploré Jean-François Téaldi, représentant du SNJ-CGT à France Télévisions. En réponse aux attaques de l'ACP au sujet du surplus, M. de Carolis a ironisé. "Quand ça ne va pas sur le service public, c'est toujours la faute de ses dirigeants. Quand ça va bien sur le service public, c'est qu'on a sous-estimé nos prévisions" de recettes publicitaires, a-t-il dit. "Quand ça va bien sur les chaînes privées commerciales, c'est forcément la qualité de leurs cadres ou de leurs dirigeants. Et quand ça ne va pas, c'est le marché ou la réglementation", a-t-il poursuivi. Patrice Duhamel, directeur des antennes de France Télévisions, avait de son côté soutenu mardi, lors d'une audition au Sénat, que les chaînes privées avaient au contraire "profité de l'arrêt de la publicité".
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