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Vendredi 16 Octobre 2009 à 00:00

Sportel - David Tomatis: "La télévision reste au centre du marché des droits"

Le 20e Sportel (marché mondial du sport, de la télévision et des nouveaux médias), qui s'est terminé jeudi à Monaco, a montré que la télévision "reste au centre du marché des droits" et qu'un "équilibre se fait avec les nouveaux médias", selon son organisateur, David Tomatis.
Q: Quel est le bilan général de ce 20e Sportel ?
R: "Un bilan très positif, dans un contexte de crise, avec des résultats
meilleurs que nos prévisions: une baisse de 8 à 9% du nombre de participants
(2.250 participants), alors que d'autres salons ont connu des baisses de 20 à
30%. Les sociétés envoient moins de personnes, pour limiter les coûts, mais il
y en a toujours autant: 950 sociétés de 70 pays. Nous sommes le seul marché
international de programmes sportifs, nous n'avons pas de concurrent, donc les
professionnels se doivent de venir au Sportel".

Q: Télévision et nouveaux médias sont-ils toujours en concurrence ?
R: "Il y a un équilibre qui se fait. La télévision demeure le media
principal et tout le monde appréhende mieux les potentialités des nouveaux
médias, contrairement à ce qui a pu se passer au début des années 2000. Ces
nouvelles plate-formes de diffusion sont complémentaires de la télévision,
elles offrent une plus-value et permettent de proposer une offre globale aux
téléspectateurs. Les droits des événements sportifs restent la seule véritable
unité de valeur. La télé reste au centre des modèles économiques et il n'y a
plus de prévisions surréalistes".

Q: Y a-t-il de nouveaux arrivants sur le marché des droits sportifs ?
R: "Il y a des sociétés qui prennent de plus en plus d'importance, celles
qui organisent des sports de combat, comme +l'ultimate fighting+. On ne peut
pas parler de fédérations. Ces sociétés se positionnent parce qu'il y a une
vraie demande des télévisions, même si ce sont des sports controversés, voire
même interdits dans certains pays. On voit aussi de plus en plus de sociétés
qui proposent des tournois de poker, en ligne ou non, pour la télévision".

Q: Des sports ont-ils disparu du Sportel ?
R: "Pas vraiment. L'offre de sports est toujours aussi variée, mais en face
la demande peut fluctuer. Des petits sports souffrent davantage par rapport à
la crise et il y a des approches différentes pour les commercialiser. Soit de
petites fédérations internationales demandent à des agences de marketing de
vendre leur sport, soit elles viennent au Sportel pour comprendre ce dont les
télévisions ont besoin, apprendre comment +packager+ leur sport. C'est encore
difficile, il y a des résistances, par peur d'arriver dans un monde qu'elles
ne connaissent pas. J'espère qu'elles seront plus présentes à l'avenir".

Q: Comment va évoluer le Sportel ?
Q: "Il faut se méfier des fantasmes autour des paris en ligne. On imagine
que des milliards d'euros vont être brassés, que cette manne va être
redistribuée. Il s'agira de revenus complémentaires, significatifs pour les
détenteurs de droits, mais il va falloir faire des ajustements au niveau de la
législation. A nous de créer les conditions pour attirer les acteurs de ce
secteur, même si tous ne sont pas concernés par le sport. Nous avons aussi
beaucoup de travail pour attirer plus de clubs européens, sud-américains,
asiatiques, qui commercialisent des droits en direct. Le meilleur endroit pour
les vendre, c'est le Sportel".

Propos recueillis par Daniel ORTELLI
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