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Vendredi 16 Octobre 2009 à 00:00

La Cour des comptes demande à France Télévisions des efforts "sans tabous"

La Cour des comptes recommande à France Télévisions, financièrement fragile, des efforts de gestion "sans tabous", notamment dans le domaine de l'information, dans le but de réussir une réforme de l'audiovisuel public "coûteuse" pour la collectivité. En 2012, France Télévisions (France 2, France 3, France 4, France 5 et RFO), sera une société "100% financée par des fonds publics", la publicité devant disparaître totalement de ses écrans comme le prévoit la loi du 5 mars 2009, rappelle la haute juridiction dans un rapport effectué de 2004 à 2008 et rendu public jeudi. Elle y souligne ses inquiétudes sur la réussite d'une réforme "coûteuse" pour les finances publiques: le montant des compensations versées pour compenser l'arrêt de la publicité devrait atteindre "un milliard d'euros en 2012". La Cour rappelle par ailleurs que Bruxelles examine actuellement la légalité du financement de la future télévision publique, faisant peser un "risque" pour la réforme. Le groupe de 11.000 salariés doit, quoiqu'il en soit, se préparer à une "exigence accrue de la part du Parlement" comme du contribuable, car "nul ne comprendrait que l'Etat dépense plus pour un service inchangé", a déclaré le président de la Cour des Comptes, Philippe Seguin. Or, France Télévisions est en situation financière fragile (-138 millions d'euros en 2008). Son audience baisse, comme les autres chaînes historiques, en raison de la montée en puissance des chaînes de la TNT, mais ses dépenses de programmes ont augmenté, une "dynamique qui n'est plus soutenable". Le groupe doit dès lors doit engager "sans tabous" de "très gros efforts de modernisation et de gestion", en commençant par l'information et l'achat de programmes, selon M. Séguin. Tout en se gardant de proposer une fusion des rédactions, la Cour préconise une organisation différente des journaux et magazines d'information à France 2, France 3 et RFO. Avec près de 5.000 collaborateurs (dont 2.500 journalistes) affectés à la réalisation des programmes d'information, ce secteur mobilise "près de la moitié des effectifs de France Télévisions". Or si les dépenses consacrées à l'information ont été "stabilisées" (+4% en quatre ans), la Cour regrette que le service public "ait piloté son offre selon une logique budgétaire". "Ni France Télévisions, ni le législateur, ni le gouvernement, ni le CSA (ndlr, Conseil supérieur de l'audiovisuel) n'ont entrepris de définir des objectifs éditoriaux ou des critères de qualité de l'information", regrette le rapport. Il recommande de concevoir au préalable une offre "qualitative" définissant par exemple la durée des reportages, le choix d'un reportage sur place ou d'un commentaire d'images, d'un débat pointu ou grand public... Cela permettrait "de faire travailler une même équipe de techniciens mais aussi de journalistes", explique la Cour, jugeant insuffisantes les synergies déjà engagées par l'entreprise. Elle demande aussi une plus grande transparence dans les contrats passés avec les animateurs-producteurs. Mais M. Seguin a reconnu "l'ampleur des missions" qui incombent à l'entreprise dirigé par Patrick de Carolis, dont les pouvoirs publics exigent, "de manière paradoxale, à la fois de la qualité, de l'audience, des comptes à l'équilibre, tout en finançant la production". "Son rôle de financement de la production privée est resté inchangé, avec même des obligations d'investissements accrues. Il s'agit d'une confusion des rôles", déplore M. Séguin. Il demande un "rééquilibrage" du système de financement en faveur de France Télévisions, avec des obligations de financement qui seraient définies en volume horaire en non plus en volumes financiers.
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