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Vendredi 16 Octobre 2009 à 00:00

Ondes électromagnétiques: l'Afsset prône la réduction des expositions

L'Agence française de sécurité sanitaire de l'environnement et du travail s'est prononcée jeudi pour une réduction des expositions aux ondes électromagnétiques estimant, qu'"il n'est plus temps de ne rien faire" malgré l'absence de preuves formelles sur leur nocivité. L'avis de l'Afsset, publié jeudi, tire les conséquences d'un rapport de près de 500 pages analysant toutes les études récentes déjà publiées sur les ondes électromagnétiques. De ce rapport, il ressort que la majorité des études considérées comme "irréprochables" ne constatent pas d'effets des ondes, mais qu'en revanche un certain nombre d'entre elles relèvent des effets biologiques tels que l'auto-destruction de cellules, l'altération du mode de communication des cellules ou la modification du débit sanguin cérébral. "La science, ce n'est jamais au poids", a souligné devant la presse Martin Guespereau, directeur général de l'Afsset, pour qui ces études, même en plus petit nombre que les autres, font apparaître de vrais "signaux". "N'attendons pas que les signaux deviennent des pathologies pour avancer dans la réduction des expositions", n'attendons pas "des certitudes" et des "explications définitives" pour "agir", a-t-il déclaré. "Dès lors qu'une exposition environnementale peut être réduite, cette réduction doit être envisagée, en particulier par la mise en oeuvre des meilleures technologies disponibles à des coûts économiquement acceptables", indique l'avis. M. Guespereau -ancien conseiller technique pour l'écologie et l'urbanisme à Matignon- a évoqué à cet égard le principe de prudence "ALARA" (As Low As Reasonnably Achievable, aussi bas que raisonnablement possible) défendu dans le domaine environnemental, notamment en matière de radioactivité. Dans son avis, l'Afsset insiste donc sur la nécessité de se poser "les bonnes questions" avec de nouvelles études plus fouillées et plus précises. Elle donne aussi des pistes de réduction des expositions. Pour le téléphone portable, à l'origine des niveaux d'exposition les plus élevés, l'Agence suggère l'utilisation de téléphones à faible débit d'absorption spécifique (DAS, qui mesure le niveau de radiofréquences émis). Pour les antennes-relais, elle demande un vrai "plan de surveillance" avec une cartographie des zones présentant les intensités les plus fortes (où se croisent des faisceaux d'ondes) et une réduction des niveaux d'exposition dans ces zones, ainsi que la mutualisation des émetteurs. Elle s'interroge aussi sur l'opportunité de réduire le niveau d'émission de toutes les antennes, au risque d'augmenter le niveau d'exposition individuel par les mobiles. Mais pour M. Guespereau, "cela vaudrait pour les personnes qui n'utilisent pas de téléphones et sont juste exposées aux champs". Et faute de "pouvoir prouver l'inexistence d'un risque", l'agence suggère "l'usage modéré des technologies sans fil". Les associations environnementales se sont réjouies de l'avis de l'Afsset, qui selon elles "se démarque du discours rassurant des opérateurs de téléphonie mobile" et marque "une rupture" avec "l'unanimité de façade scientifique qui a prévalu jusqu'à présent". Elles ont espéré qu'il débouche sur une application "pleine et entière" du principe de précaution. Face au développement de la téléphonie mobile et à la montée des inquiétudes, le gouvernement avait demandé à l'Afsset une "mise à jour" d'un précédent avis de 2005, qui concluait à l'absence de risque avéré des téléphones mobiles et des antennes-relais.
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