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Mercredi 21 Octobre 2009 à 00:00

Le petit écran reflète mal la diversité de la population française

Minorités ethniques peu représentées à l'écran, ouvriers et inactifs "invisibles", portion congrue pour les femmes par rapport aux hommes : le premier baromètre de la diversité à la télévision n'est pas tendre avec le petit écran. Présenté mardi par Michel Boyon, président du Conseil supérieur de l'audiovisuel (CSA), ce baromètre est établi sur l'observation des programmes, publicités comprises, pendant une semaine (8 au 14 juin 2009) sur 16 chaînes gratuites de la TNT. Les quatre thèmes examinés sont le sexe, la catégories socioprofessionnelle, l'origine ethnique perçue et le handicap. En mars 2008, le CSA a mis en place l'Observatoire de la diversité présidé par Rachid Arhab et vice-présidé par Alain Méar. En novembre de la même année, le président du CSA rendait publics les résultats de la première étude dressant un constat "intolérable" et "inacceptable" sur la place réduite accordée par les chaînes françaises à la diversité. Un an plus tard, la situation n'a que très peu évolué. "C'est un sujet sur lequel on commence à progresser mais où il faut mettre un coup d'accélérateur", a d'ailleurs relevé d'emblée M. Boyon. D'après l'étude, apparaissent surtout à l'écran des représentants des classes supérieures (cadres ou professions intellectuelles). La publicité, les fictions, notamment les fictions françaises, et les documentaires laissent un peu plus de place aux autres catégories socioprofessionnelles. Les magazines d'information et les journaux télévisés "sont aujourd'hui les genres de programmes les plus discriminants" car ils donnent la parole dans quasiment 8 cas sur 10 aux profils les plus hauts de gamme. Avec une petite amélioration toutefois dans les sujets d'actualité française. La parité homme-femme reste globalement peu respectée, en dépit d'efforts ciblant certains programmes (journaux télévisés, fictions françaises inédites). Dans les émissions de sport, la part des femmes se réduit à 1 intervenant sur 10. Actuellement les non-blancs ne représentent qu'une personne sur 10 apparaissant à l'écran. Leur présence est très souvent cantonnée aux rôles secondaires. Seules les émissions musicales enregistrent de bons résultats, pour tous les autres genres de programmes, la place est avant tout accordée aux personnes vues comme blanches (en moyenne 9 cas sur 10). C'est grâce aux fictions américaines et aux actualités internationales que la diversité des origines ethniques apparaît à l'antenne. L'étude note enfin une quasi-totale occultation de la notion de handicap à l'écran. "Nous souhaitons maintenant entrer dans des engagements contractuels. Je considère que cette année 2009 est une année de rodage sans résultat tangible", a expliqué Alain Méar. Tout au long de l'année, le CSA a mené des actions de sensibilisation auprès des écoles de journalisme, de syndicats de producteurs, de sociétés d'auteurs et va auditionner en novembre les diffuseurs pour fixer des objectifs pour 2010. "Nous essayons de construire avec les chaînes, nous ne le ferons pas contre elles", a dit Rachid Arhab, sans se prononcer sur d'éventuelles mesures qui pourraient être prises à l'encontre des diffuseurs. Ce baromètre a été confié à l'Ifop pour une durée de trois ans.
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