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Jeudi 22 Octobre 2009 à 00:00

Xavier Niel, le patron trublion de Free, rêve désormais du mobile

Entrepreneur visionnaire au profil atypique, le fondateur du fournisseur d'accès à internet Free, Xavier Niel, rêve d'étendre sa toile au mobile, où il entend là encore bousculer les lignes. Le groupe Iliad, maison mère de Free, est a priori le seul candidat encore en lice dans la course à la quatrième licence de téléphonie mobile, après que Virgin Mobile et Numericable eurent jeter l'éponge. Candidat malheureux en 2007 pour des raisons financières, Free n'entend pas cette fois laisser passer sa chance. Plus à l'aise en jeans et baskets qu'en costume-cravate, peu adepte des conférences ou des dîners mondains, Xavier Niel, 42 ans, s'est fait violence pour défendre la candidature de Free. Début octobre, il a déjeuné pour la première fois avec des parlementaires. En septembre, on l'a vu à l'université d'été du Medef - dont il n'est pas membre - politesse rendue à sa présidente Laurence Parisot, "qui a soutenu à plusieurs reprises la quatrième licence", explique un de ses collaborateurs. Iliad, qui présente seul sa candidature, a annoncé pouvoir diviser par deux la facture d'un foyer. Il veut aussi "libérer les usages" alors qu'aujourd'hui un certain nombre d'entre eux sont interdits par les opérateurs mobiles, à l'image des forums de discussions. Bref, son but est de créer une révolution comme dans l'internet. En 2002, trois ans après avoir lancé Free, Xavier Niel a eu l'idée de la fameuse Freebox: internet haut débit, téléphone, télévision sur ADSL... le tout pour 29,99 euros. L'innovation bouscule le secteur et ses concurrents sont contraints de l'imiter. "Boîte à idées du groupe", selon un proche, Xavier Niel revendique son profil de trublion. Sa "carrière", il la commence à 16 ans de façon atypique, en concevant des services pour le Minitel, et notamment le Minitel rose. En 1991, il rachète une petite entreprise du secteur, Fermic Multimédia, qu'il rebaptise Iliad et diversifie. Parmi ses innovations: 36 17 Annu, le premier annuaire inversé. Deux ans plus tard, cet autodidacte aux cheveux longs lance le premier fournisseur d'accès à internet, WorldNet, qu'il revend, en 2000, 40 millions d'euros. Né le 25 août 1967 à Créteil (Val-de-Marne), l'homme, qui agace l'establishment des télécoms, est aujourd'hui à la tête d'une fortune évaluée à plus de 2,7 milliards d'euros et Iliad, qui compte 5.000 employés, est devenue la 61e entreprise française en terme de capitalisation boursière, selon Nyse Euronext. Mais, ce père de deux enfants, a su garder sa simplicité. Comme tous les employés de Free, il partage son bureau. Lui, qui a investi dans quelque 800 entreprises dans sa vie, est présent aujourd'hui notamment au capital des sites de presse en ligne Bakchich.info et Mediapart, et du site de musique Deezer. Son côté touche-à-tout lui a valu quelques ennuis: en 2004, alors qu'il a investi dans des sex-shops, il est soupçonné de "proxénétisme" et d'"abus de bien sociaux". Mis en examen, il passe un mois en détention. Finalement lavé du premier chef, il est condamné en octobre 2006 à deux ans de prison avec sursis et 250.000 euros d'amende, pour le second. A pied d'oeuvre une quinzaine d'heures par jour, Xavier Niel, connecté quasi en permanence, gère tout par mail. "Quand il est vacances, c'est comme s'il était là", note une de ses collaboratrices. Très attaché à la communauté des "Freenautes", ces aficionados de Free, il en rencontre toutes les semaines une trentaine. Histoire de garder le contact avec sa base et de ne pas oublier que l'innovation est le coeur de son succès.
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