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Jeudi 5 Novembre 2009 à 00:00

Téléphonie mobile: un rapport parlementaire s'insurge contre tout alarmisme

Un rapport parlementaire sur les incidences de la téléphonie mobile sur la santé s'insurge contre tout "alarmisme excessif" et estime que la règlementation "garantit des niveaux d'exposition protecteurs", alors qu'un rapport scientifique a préconisé une réduction des expositions. Le nouveau rapport, demandé en 2008 à l'Office parlementaire d'évaluation des choix scientifiques et technologiques (Opecst) et publié mercredi, a été réalisé par Alain Gest, député UMP de la Somme, qui a assuré avoir auditionné 150 personnes "sans exclusive et sans a priori". D'entrée, le rapport souligne qu'"une majorité de chercheurs affirment, quoique de facon prudente, l'absence d'un risque sanitaire avéré" en ce qui concerne le téléphone mobile. Du moins avec 10 ans d'usage, les études manquant pour des périodes plus longues. "En revanche, on peut constater un quasi consensus sur l'innocuité des antennes relais", affirme-t-il. En s'appuyant sur des données similaires, le directeur général de l'Afsset (Agence de sécurité sanitaire de l'environnement et du travail), Martin Guespereau, relevait le 15 octobre "des signaux" justifiant une réduction des expositions. Il ne faut pas attendre des "certitudes" pour agir, indiquait-il. Le rapport de M. Gest estime en revanche "discutable" la remise en cause de la règlementation actuelle qui "garantit des niveaux d'exposition protecteurs". Vantant la transparence du système français de mesure, il récuse la possibilité d'appliquer le principe de précaution aux antennes-relais de téléphonie mobile, ce qui serait "maximaliste". Il préfére un simple "principe d'attention", fondé sur une meilleure information des populations et la concertation. Pour les personnes se disant "hyperélectrosensibles", il rappelle que rien ne permet de relier leurs symptômes à une exposition aux champs électromagnétiques, mais suggère de verser des subventions aux associations qui les aident, comme en Suède. Le rapport souhaite que l'on développe les études, sur les effets à long terme mais aussi sur les travailleurs exposés aux radiofréquences ou sur les problèmes rencontrés par les personnes hyperélectrosensibles. Une taxe de 0,50 euro sur chaque téléphone vendu en France pourrait aider à financer ces recherches. Il imagine aussi d'inciter les fabricants à produire un téléphone portable sans haut parleur et avec oreillette rétractable, plus pratique. Il recommande de développer des technologies permettant de focaliser les rayonnements du wifi "uniquement vers les objets dont on a besoin" et veut que le DAS (débit d'absorption spécifique, qui définit le niveau d'exposition) soit apposé sur le téléphone lui-même. Il souhaite que soit mise en place "une vigoureuse politique de communication sur les risques", avec "l'inclusion de points réguliers sur les niveaux d'exposition dans les programmes télévisés", comme les points sur le trafic routier. Il suggère aussi l'assujettisement de la demande d'installation des antennes relais à la procédure du permis de construire, qui empêcherait le maire "d'invoquer inopportunément le principe de précaution" et éviterait tout "climat de fronde". Le député PS François Brottes, qui préside le comité opérationnel en charge des expérimentations dans le cadre du "Grenelle des Ondes", a estimé que cette proposition, qui met les maires "en première ligne", était "prématurée". Janine Le Calvez, présidente de l'association Priartem, s'est insurgée contre "des certitudes qui sont un déni total du débat scientifique". "Je suis scandalisée", a-t-elle confié à l'AFP. Priartem et Agir sur l'environnement ont dénoncé aussi dans un communiqué un "rapport politique qui préconise un statu quo inacceptable en matière de seuils d'exposition".
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