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Mardi 1 Décembre 2009 à 00:00

Les yeux des militaires français dans l'espace plus nombreux

L'armée française va doubler ses capacités d'observation par satellite avec le lancement prévu le 9 décembre d'Hélios 2B, programme auquel participent cinq autres pays européens. Hélios 2B, frère jumeau d'Hélios 2A lancé il y a cinq ans, sera mis en orbite par une fusée Ariane 5 à Kourou (Guyane) à 700 kilomètres d'altitude. Tout en tournant à 7 km/seconde, il pourra photographier un pick-up d'hommes armés au milieu du désert tchadien, les installations d'enrichissement d'uranium en Corée du Nord ou des pistes de montagne en Afghanistan. Le ministère de la Défense a ouvert à la presse pour la première fois les installations militaires opérationnelles où ces photos sont reçues, analysées, stockées et rediffusées, après pour certaines avoir été transformées en images 3D, vers les "clients" d'Hélios : états-majors, Direction du Renseignement militaire (DRM), forces spéciales.
La base aérienne de Creil, en bordure d'une forêt domaniale à une soixantaine de km au nord de Paris, abrite la très discrète DRM, les yeux et les oreilles des armées françaises, et trois installations liées au programme Hélios. Derrière une double clôture, une large parabole peinte en vert capte 24 heures sur 24, 356 jours par an, les images des satellites Hélios. "Les images d'Hélios assurent au pouvoir politique une autonomie d'interprétation lors des crises internationales et fournissent aux forces armées des images pour préparer les opérations et des données pour les avions Rafale", assure le général Gérard Lapprend, chargé du programme espace à l'état-major des armées. La loi de programmation militaire (2009-2014) prévoit un effort spécifique pour l'espace. Les crédits d'équipements du spatial, gérés par la Direction générale de l'Armement (DGA) passeront de 380 millions d'euros en 2008 à plus de 600 en 2014. Un commandement interarmées de l'espace sera créé le 1er juillet 2010.
Au Centre national de ciblage à Creil, un bâtiment où les portes ne s'ouvrent qu'avec des codes, des officiers anticipent sur les cibles qui pourraient être assignées aux missiles des Rafale du porte-avions Charles de Gaulle ou de l'armée de l'air (comme des usines d'armement conventionnelles ou nucléaires, NDLR). "Il faut être le plus précis possible pour éviter à tout prix les dommages collatéraux", affirme un officier. Un soldat du Commando parachutiste de l'Air 10 (CPA 10), unité des forces spéciales chargée sur le terrain de guider les missiles de Rafale ou de Mirage, montre sur l'écran de son ordinateur portable une image cochée d'un point rouge, indiquant la cible. Dans son cockpit, le pilote peut afficher la même image. Au centre militaire d'observation par satellites où sont reçues les images d'Hélios, des officiers espagnol et italien sont présents.
La Belgique, l'Espagne, l'Italie et la Grèce disposent de droits de programmation d'Helios et d'utilisation de ses photos à hauteur de leur participation (2,5%). La France a également signé avec l'Italie et l'Allemagne, rappelle la DGA, deux accords "d'échanges de capacités basés sur des échanges de droits de programmation" entre le système Hélios 2 et les systèmes de satellites radar italien Cosmos-Skymed et allemand SAR-Lupe. L'Europe de la défense franchira une nouvelle étape avec le programme Musis (Multinational Space Based Imaging System), signé il y a un an entre ces six pays, pour succéder à Hélios : mise en commun de capacités optiques et radars tous temps avec des meilleures résolutions et des satellites "plus agiles".
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