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Samedi 5 Décembre 2009 à 00:00

Trop chère, la radio numérique terrestre renvoyée aux calendes grecques

Initialement prévue en décembre, la radio numérique terrestre (RNT) a été renvoyée aux calendes grecques, une partie des acteurs du secteur jugeant le projet excessivement coûteux pour des bénéfices minimes.Initialement prévue en décembre, la radio numérique terrestre (RNT) a été renvoyée aux calendes grecques, une partie des acteurs du secteur jugeant le projet excessivement coûteux pour des bénéfices minimes.
"Il y a 12 millions d'habitants en Ile-de-France qui ont 45 radios et un peu plus de 50 millions dans le reste du pays qui ne bénéficient pas d'un paysage audiophonique aussi riche qu'à Paris et qui gagneraient à voir la RNT lancée", rétorque Philippe Gault, président du Sirti.La RNT offre plusieurs avantages: une meilleure couverture sur le territoire (95% du territoire contre 85% actuellement), une légère amélioration du son, la possibilité d'avoir des données associées (titre de l'auteur du morceau, sa photo, information météo, jeux...). Il sera également possible de réécouter une émission.Son lancement est inscrit dans la loi de 2007 sur la modernisation de la diffusion audiovisuelle, mais aucune date n'est fixée.

Les premiers tests, prévus pour décembre, ne sont plus à l'ordre du jour, car plusieurs voix se sont élevées contre, dont les principales radios privées (RTL, Europe 1, le groupe NRJ et le groupe NextRadioTV) et un rapport de Marc Tessier remis début novembre au Premier ministre."La radio numérique terrestre, on y croit mais le coût économique de diffusion est trop élevé", résume Alain Weill, président de NextRadioTV, société qui détient notamment les radios RMC et BFM Radio.Alors que pour la télévision numérique terrestre (TNT), le coût de diffusion pour les chaînes va être divisé par neuf, pour la RNT, les radios devront débourser entre 126 millions et 188 millions supplémentaires par an, selon le rapport Tessier.Pour M. Weill, l'utilisation d'une autre norme que celle choisie (T-DMB) permettrait de réduire sensiblement les coûts. Le Syndicat interprofessionnel des Radios et Télévisions Indépendantes (Sirti), qui représente 133 radios locales, régionales et thématiques indépendantes, propose de réduire les coûts de diffusion en arrêtant les grandes ondes et les ondes moyennes.

Autre argument contre la RNT: les Français refuseraient d'acheter un appareil dédié (coûtant entre 30 et 150 euros) si le nombre de stations supplémentaires n'était pas important. Les détracteurs pointent ainsi du doigt le fait que les Franciliens n'auront pas davantage de stations en passant de l'analogique au numérique terrestre (45).
"Il y a 12 millions d'habitants en Ile-de-France qui ont 45 radios et un peu plus de 50 millions dans le reste du pays qui ne bénéficient pas d'un paysage audiophonique aussi riche qu'à Paris et qui gagneraient à voir la RNT lancée", rétorque Philippe Gault, président du Sirti.
La RNT serait une bonne réponse aux jeunes, qui se détournent de la radio analogique vers les nouveaux supports qui proposent des contenus plus riches (internet) et permettent de l'écouter lors des déplacements (baladeurs, mobiles), affirme M. Gault.Les derniers chiffres du cabinet Médiamétrie confirment le changement dans les habitudes d'écoute de la radio: près de 50% du volume d'écoute se fait en déplacement et un quart des individus ont déjà écouté la radio sur internet. En un an, le nombre d'auditeurs qui écoutent la radio sur leur téléphone a explosé de 50%.Au Conseil supérieur de l'audiovisuel (CSA) où on croit en la "nécessité" d'une RNT, des groupes de travail ont été mis en place la semaine dernière pour régler les différends. La première réunion de l'ensemble des groupes de travail a été fixée pour février.Ailleurs dans le monde, seule la Corée du Sud est arrivée à réaliser un basculement de l'analogique au numérique. Lancée en Grande-Bretagne il y a une dizaine d'années, la RNT n'a attiré qu'une dizaine de millions de personnes.

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Vos réactions

Désomag | Samedi 5 Décembre 2009 à 11:04
La France, c'est donc toujours Paris et le désert français: Liberté, Egalité, Fraternité... plus trop d'actualité...
T-Buster | Dimanche 6 Décembre 2009 à 14:06
déjà qu'il faut attendre encore deux ans pour que la TNT arrive en haute-Savoie....
Bon comme au bon vieux temps de SECAM, les pays européens fonce en adoptant largement le DAB la France, elle réinvente la roue avec le T-DMB...
La planète se refroidit | Mardi 8 Décembre 2009 à 09:52
"La RNT offre plusieurs avantages: (...) une légère amélioration du son (...)"
Ben voyons, exactement comme avec le signal vidéo numérique !
N'oublions pas que tous les systèmes de compression numérique ne peuvent que DEGRADER la qualité visuelle et sonore des signaux, à cause des artifices qu'ils utilisent pour diminuer la bande passsante requise.
Cela dit, je concède qu'il reste bien peu de gens aujourd'hui pour s'en rendre compte, tellement le public est habitué à écouter du MP3 plus ou moins pourri ou s'est démoli l'ouïe par une utilisation intensive du casque à un niveau dangereux.

"les Français refuseraient d'acheter un appareil dédié (coûtant entre 30 et 150 euros) si le nombre de stations supplémentaires n'était pas important"
Finalement, à quoi cela sert-il de recevoir des dizaines de stations si la plupart ne sont que des clones les unes des autres, simples robinets publicitaires destinés à la promotion des titres destinés aux "d'jeunz" ? Les quelques radios françaises encore dignes d'intérêt à mes yeux (je devrais plutôt écrire, à mes oreilles ;-) ) se comptent aujourd'hui sur les doigts des 2 mains. Et toutes sont désormais accessibles par Internet, sinon par la réception FM. Sans compter qu'Internet apporte une couverture mondiale permettant l'accès à quantité de radios étrangères dont les équivalents n'existeront jamais en France.
Alors pourquoi acheter un récepteur numérique supplémentaire qui n'apporterait aucun avantage ?
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