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Samedi 2 Janvier 2010 à 00:00

Bilan 2009 : une année morose qui a toutefois profité à la TNT

Crise et économies ont été les maîtres-mots de l'année télévisuelle 2009. Pour cette saison plutôt morose, les chaînes ont préféré miser sur des visages et des concepts connus des téléspectateurs. Une tactique qui n'a pourtant pas empêché les chaînes historiques de connaître un nouvel émiettement de leurs audiences face à des chaînes de la TNT (Télévision Numérique Terrestre) de plus en plus présentes dans les foyers français et innovantes côté programmation. Après une année 2008 agitée par le départ de Patrick Poivre d'Arvor de TF1 et l'arrivée de Julien Courbet sur le service public, 2009 a affiché un mercato calme sans annonce tonitruante. Pas de bouleversements majeurs chez les chaînes qui ont préféré opter pour une stabilité en renouvelant leur confiance en leurs animateurs fétiches. Seule France 5 a échappé à la règle en rappelant Daniel Picouly et Nicolas Demorand et en accueillant Alessandra Sublet (anciennement sur M6) pour son nouvel access prime time et Elizabeth Tchoungui pour Les Maternelles en remplacement de Karine Le Marchand, partie pour la sixième chaîne. Un manque de renouvellement qui a entraîné des grilles de programmes peu révolutionnaires.
De leurs côtés, les nouvelles entrantes de la TNT ont poursuivi leur politique de programmations originales. Plus de séries, parfois inédites sur les chaînes historiques à l'image de The Big Bang Theory diffusé sur NRJ 12, plus de divertissements originaux et de télé-réalité (Pop Job ou Chante si tu peux sur Virgin 17, X-Factor sur W9...) et de magazines, la TNT s'étoffe avec des contenus originaux, tout en gardant un rôle de rediffuseur. Une position qui s'est une nouvelle fois traduite par une nette progression de ses audiences. En novembre dernier, les chaînes numériques ont attiré 16,5% des téléspectateurs, contre 12,7% en novembre 2008.
A l'aube de son cinquième anniversaire, prévu en mars prochain, la TNT continue de bouleverser le PAF et de grapiller des téléspectateurs à ses aînées. Les chaînes dites historiques semblent avoir abandonné l'idée de retrouver leurs audiences d'antan, à l'image du leader TF1. Très loin de ses 30% de part d'audience arborée jusqu'à fin 2007, TF1 termine même l'année en deçà des 25%. Lors des trois dernières semaines de décembre, la chaîne s'est stabilisée à 24,6% de part d'audience hebdomadaire.

Un brin de nostalgie souffle sur la télé

Est-ce par nostalgie de ses performances d'antan, par souci économique ou par frilosité que la télévision a eu tendance cette année à se tourner vers un passé plus glorieux ? 2009 a vu refleurir d'anciens concepts télévisuels, devenus cultes au fil des ans. Sur la lancée d'Une famille en or ou de La roue de la fortune, TF1 a ressorti l'été dernier Le juste prix avec une version modernisée par Vincent Lagaf' et Tournez manège piloté par Cauet. France 2 a misé sur Patrick Sabatier (L'aventure inattendue, Mot de passe) et prévoit même de ressusciter le divertissement de Michel Drucker, Champs Elysées. Même la TNT a fait preuve de nostalgie en remettant au goût du jour L'école des fans et Philippe Risoli, sur la chaîne jeunesse Gulli ou en récupérant L'île de la tentation à TF1 (Virgin 17).

La disparition de "Sans aucun doute" et de "Ca se discute"

2009 a également eu son lot d'émissions supprimées. Après 15 ans de bons et loyaux services rendus aux téléspectateurs, Sans aucun doute a tiré sa révérence sur TF1 suite à une chute d'audience. France 2 a supprimé Ca se discute, le rendez-vous hebdomadaire de Jean-Luc Delarue diffusé chaque mercredi en deuxième partie de soirée depuis 1994. Même la télé-réalité compte des victimes. Ni Star Academy, ni L'île de la tentation sont réapparus cette saison sur TF1. Karine Le Marchand a également subit le dictat de l'audimat avec l'annulation de son nouveau magazine sur M6, Générations Famille, après seulement trois numéros.

La fiction, un succès à la française

Les succès de l'année se trouvent plutôt du côté de la fiction. A côté des séries américaines, toujours aussi populaires (Les Experts, NCIS, Dr House...), les créations françaises n'ont pas à rougir. Canal+ s'est particulièrement distingué avec Braquo, la dernière série d'Olivier Marchal et Pigalle la nuit, qui ont réuni chacune plus d'abonnés que 24 Heures Chrono ou Desperate Housewives. France Télévisions compte parmi ses succès la comédie Fais pas ci, fais pas ça, Un village français et toujours Plus belle la vie, tandis que M6 a relevé le défi de sa case du 20h avec Scènes de ménages.
Reste encore l'épineux problème des feuilletons quotidiens dont la recette reste indigeste. Après l'échec en 2008 de Pas de secrets entre nous et Cinq soeurs, TF1 s'est heurté aux téléspectateurs avec Seconde chance et M6 avec Paris 16ème.
En dehors de la fiction, la surprise est venue de la série documentaire de France 2, Apocalypse, consacrée à la Seconde Guerre mondiale. Une moyenne de 6,5 millions de personnes ont suivi les six épisodes diffusés en prime time en septembre dernier. Une réussite qui faisait suite au documentaire de Yann Arthus-Bertrand, Home, suivi par 8,3 millions de téléspectateurs en juin.

M6 se lance dans la course à l'information

A l'heure où les téléspectateurs, et particulièrement le jeune public, désertent les éditions du journal télévisé, M6 tente de rafraîchir le genre en lançant son premier JT incarné. Le 7 septembre dernier, le 19.45 marque l'entrée de la chaîne dans la cour des grands. Plus courte, plus rythmée, plus décontractée, présentée, debout, par de jeunes journalistes (Claire Barsacq et Nathalie Renoux), l'édition du soir parvient à réunir jusqu'à trois millions de téléspectateurs. Le 19.45 affiche sa réussite auprès des moins de cinquante ans en devenant leur deuxième rendez-vous d'informations préféré.
Le journal télévisé de M6 est surtout l'unique en France à rallier de nouveaux fidèles, plus de 300.000 en un an, en comparaison avec Le six minutes. La grand'messe de TF1, présentée par Laurence Ferrari et son joker Claire Chazal, a été abandonnée par 500.000 téléspectateurs en un an. France 2, avec le 20h de David Pujadas, et sa consoeur France 3 (le 19/20 de Laurent Bignolas), a été déserté par 400.000 habitués par rapport à 2008.

Prime time à 20h35 et catch-up TV : les habitudes des Français changent

A 20h, les grandes chaînes historiques ne représentent plus le rendez-vous quotidien immanquable. Près de 400.000 téléspectateurs ont opté à cette heure pour la TNT. Désormais présente sur 85% du territoire et chez 25 millions de Français, la Télévision Numérique Terrestre poursuit son déploiement, à deux ans de l'extinction du mode de diffusion analogique. Après le basculement au tout numérique dans quelques villes tests en 2009, 2010 marquera l'arrêt progressif de l'analogique région par région jusqu'à son extinction officielle prévue au 30 novembre 2011. L'Alsace ouvrira le bal le 2 février prochain, suivi par la Basse-Normandie et les Pays de la Loire.
En 2009, les téléspectateurs ont dû revoir leurs habitudes, notamment en prime time. Depuis le 5 janvier dernier et la disparition de la publicité après 20h, France Télévisions démarre ses programmes de première partie de soirée à 20h35. Une avancée qui a contraint les autres chaînes à débuter également leur prime time plus tôt, aux alentours de 20h45.
L'apparition de la catch-up TV, la télévision de rattrapage, dont dix millions de téléspectateurs sont adeptes, a également modifié les habitudes cathodiques du public. Après le lancement en 2008 de M6 Replay ou de Canal+ à la demande, les services de catch-up des chaînes se sont multipliés, particulièrement sur la TNT avec W9 Replay, ou les offres de TMC ou Virgin 17.

Le PAF se fait épingler pour sa pâleur

Le constat est sans appel : la télévision française demeure trop blanche et est loin de représenter la société multiethnique française. Au rapport annuel du Club Averroes vient s'ajouter cette année le baromètre de la diversité publié par l'Observatoire du Conseil supérieur de l'audiovisuel (CSA) présidé par Rachid Arhab.
Harry Roselmack a beau être régulièrement désigné comme le présentateur et le journaliste préféré des Français, la réalité est tout autre. Seule une personne sur dix à la télévision française provient de la diversité ethnique. Une situation qui se dégrade d'année en année, estime le Club Averroes qui pointe du doigt la démission des chaînes de télévision dans ce domaine. "La diversité dans les médias ne progresse pas. Pire, elle régresse" concluait l'association d'Amirouche Laïdi dans son dernier rapport annuel paru en novembre dernier.

Les stars du petit écran, les grandes voix des radios

Les stations ont une nouvelle fois pioché dans le vivier de la télévision pour trouver leurs nouvelles voix de la rentrée.
Déjà composée de Marc-Olivier Fogiel, Laurent Ruquier ou Michel Drucker, l'équipe d'Europe 1 s'est enrichie cette année avec l'arrivée de Nagui et d'Anne Roumanoff.
Le journaliste star de TF1, Harry Roselmack a rejoint RTL afin de remplacer Christophe Hondelatte au Journal inattendu. Sébastien Cauet a également gonflé les rangs de la station de la rue Bayard grâce à sa participation au rendez-vous de Philippe Bouvard Les grosses têtes.
Du côté des stations musicales, NRJ a recruté cette saison Nikos Aliagas, privé de Star Academy, pour animer sa matinale.
Une tendance qui devrait se poursuivre en 2010 avec l'arrivée d'Eric Zemmour à la matinale de RTL dès le 4 janvier.


Source : Relaxnews
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