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Dimanche 13 Mai 2001 à 00:00

CanalSatellite renégocie avec les chaînes

Fort de ses 1,6 million d'abonnés et de ses premiers bénéfices après cinq ans d'existence, CanalSatellite veut "profiter davantage des fruits de sa croissance", en modifiant le mode de rétribution des chaînes thématiques qu'il distribue dans son bouquet numérique.

"Au bout d'un moment, il faut que les fruits de la croissance profitent un peu plus au distributeur, qui a investi pour que l'ensemble du bouquet soit connu et acheté par les abonnés", a déclaré Thierry Schluck, directeur général de CanalSatellite (Vivendi Universal), dans un entretien à l'AFP.

Le rapport de force entre les bouquets CanalSatellite et TPS d'un côté, et les chaînes thématiques de l'autre, tend en effet à s'inverser. Alors que les bouquets avaient tout intérêt à soutenir financièrement les chaînes à leurs débuts, pour avoir des contenus riches susceptibles d'attirer les clients, ils ont aujourd'hui des bases d'abonnés suffisamment importantes (1,65 million pour CanalSatellite et 1 million pour TPS) pour ne plus avoir à soutenir autant la naissance de nouvelles chaînes.

"Il y a aujourd'hui un nombre d'abonnés suffisant pour que les éditeurs (chaînes) commencent à asseoir leur économie sur un mélange plus équilibré entre la publicité et le sponsoring, et les redevances des bouquets". Dans le schéma le plus classique, la chaîne perçoit du distributeur une rémunération par mois et par abonné, "fixée en fonction de son attractivité potentielle, son budget ou ses engagements commerciaux", remarque M. Schluck.

"Les chaînes du basique (offre de base du bouquet) ont une rémunération comprise entre 1 franc et 4,50 francs. Si c'est une chaîne en option (donc payante), il y a un partage de la recette entre le distributeur et l'éditeur, qui peut se faire sur une base 50-50", ajoute-t-il. Au total, "sur 100 francs de chiffre d'affaires, environ la moitié part en rémunération pour l'ensemble des chaînes. Et plus on accroît notre chiffre d'affaires, plus elles reçoivent d'argent", souligne-t-il.

"Aujourd'hui, nous considérons que la corrélation directe entre la hausse de notre chiffre d'affaires et l'augmentation des reversements aux chaînes ne se justifie plus", lance-t-il. Dans les faits, CanalSatellite ne va plus verser de redevance au nouvelles chaînes. "Beaucoup de nouvelles chaînes visent des niches" et peuvent donc être proposées en option. D'autres sont dérivées de chaînes existantes comme MCM 2 après MCM et Tiji après Canal J. Ce n'est pas le coût d'une chaîne qui part de rien. Aux éditeurs de trouver la rentabilité", ajoute-t-il.

Même pour une chaîne comme Cuisine.tv, au concept nouveau et intégrée au "basique" de CanalSatellite en avril en exclusivisté, le bouquet ne verse aucune redevance, préférant d'autres types de partenariat.

Pour les chaînes déjà existantes, CanalSatellite veut négocier à la baisse le calcul des redevances. "Par exemple, si le nombre d'abonnés augmente de 10%, la redevance totale ne pourrait augmenter que de 3 à 5%". "Cela veut dire mécaniquement une baisse de la redevance par abonné mais pas une baisse du montant versé aux chaînes: sur une année, une chaîne qui recevait 50 si on faisait 100 de chiffre d'affaires, ne recevrait pas 55 mais 52, par exemple", explique-t-il.

M. Schluck ne croit pas en revanche à une suppression pure et simple des redevances. "Les chaînes ne pourront pas se financer sur la seule publicité et si c'était le cas il n'y aurait plus de différence entre une chaîne thématique et une chaîne généraliste avec des coupures de publicité".
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