Télévision par satellite, TNT, ADSL, Câble, fibre, OTT
Antennistes
Icon Facebook Icon Twitter Icon Rss
Bouton Newsletter TS
Jeudi 17 Mai 2001 à 00:00

Aux Pays-Bas, "Big Brother" a fait des émules

Aux Pays-Bas, premier pays à diffuser Big Brother, un jeu télévisé basé sur le suivi quotidien de "captifs volontaires", les émissions basées sur le voyeurisme se sont multipliées sans toutefois susciter l'engouement escompté.

La première version de Big Brother, diffusée de septembre à décembre 1999, avait pourtant fait l'effet d'un coup de tonnerre dans le paysage télévisuel néerlandais en obtenant des records d'audience. La diffusion d'extraits de la vie quotidienne de neuf "captifs volontaires" --cinq hommes et quatre femmes âgés de 20 à 44 ans-- enfermés dans une maison de la banlieue d'Amsterdam, avait drainé jusqu'à deux millions de téléspectateurs, dans un pays qui compte 16 millions d'habitants.

Pour le plus grand bonheur des producteurs de l'émission, Endemol et la chaîne Veronica (devenue depuis Yorin), tee-shirts, verres et tasses marqués du sigle Big Brother s'étaient vendus comme des petits pains tandis que les tarifs publicitaires pour les créneaux autour de l'émission flambaient. Malgré les critiques de l'Association néerlandaise des psychologues qui jugeait cette expérience "irresponsable", le site internet de l'émission était devenu l'un des plus populaires du pays.

Les internautes pouvaient y suivre 24 heures sur 24 les aventures de Bart, Ruud, Sabine, Tara, Willem et les autres. Des aventures d'une banalité affligeante, selon plusieurs commentateurs, et dont seuls les moments jugés "intéressants" --les habitants en train de peler des pommes de terre ou d'organiser un lancer de ballons-- étaient diffusés quotidiennement durant une demi-heure à la télévision. Après les éliminations et départs volontaires, le dernier habitant, Bart, un jeune Néerlandais devenu l'égérie des adolescentes, avait empoché les 250.000 florins (113.636 euros) réservés au gagnant.

Dans les mois qui ont suivi la fin de l'émission, les anciens habitants ont continué un moment de défrayer la chronique. Tara et Sabine ont posé nues pour Play-Boy, Ruud, finaliste malheureux, a présenté une chronique quotidienne sur le Championnat d'Europe de football à la télévision tandis que Bart animait une émission sur une radio nationale.

Depuis, les anciens "captifs" sont retombés dans l'anonymat. Karin a retrouvé sa place de femme au foyer, Bart a arrêté son émission à la radio et créé une entreprise qui organise des séjours d'aventure et les ex "Play-boy girls" ne sont plus visibles que sur leur site internet créé en pleine euphorie par Big Brother. "Tous ont eu un suivi psychologique ainsi que des conseils en management et sur la gestion de leur image jusqu'en mai 2000", explique la porte-parole de la chaîne Yorin Karin Bouwknecht en assurant qu'aucun d'entre eux n'a eu de problèmes psychiques après l'émission.

Aujourd'hui, les faibles polémiques qui avaient accompagné la diffusion de Big Brother aux Pays-Bas ont disparu. Les jeux basés sur le voyeurisme foisonnent: captifs enfermés dans un bus sillonnant les Pays-Bas dans "Le Bus", deuxième version de Big Brother et tout récemment "Big Diet". Calqué sur le modèle de Big Brother, ce jeu met en scène des personnes ayant un problème de poids enfermées dans une maison gorgée de victuailles et truffée de caméras. Le gagnant sera celui qui réussira à maigrir le plus. L'audience reste cependant loin des records du premier Big Brother. Alors que la deuxième série de l'émission du même nom a vu son public diminuer de moitié, "Big Diet" n'était classé qu'à la 65e place des programmes les plus regardés la semaine dernière.
‹  Actu précédente
Partager :
Actu suivante  ›
Marchés publics
Avis de délégation de service public
Hôpital d'Instruction des Armées Legouest : Avis de concession relatif à la gestion des services de téléphonie, de location de télévision et, en option, d'accès à internet.
» Consulter l'avis d'attribution