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Lundi 21 Mai 2001 à 00:00

Bras de fer entre Skyrock et le CSA

L'émission Loft Story, après avoir déclenché la guerre entre TF1 et M6, a ouvert un nouveau front entre Skyrock et le Conseil supérieur de l'audiovisuel (CSA).

L'autorité de régulation du PAF avait rendue publique une "mise en demeure" lancée à la turbulente radio. Celle-ci se voyait sommée de mettre fin à la diffusion de propos très crus, voire scatologiques, tenus par ses animateurs, Difool en tête, et ses auditeurs autour de Loft Story et de ses candidats.

Des propos jugés par le CSA, transcriptions non édulcorées à l'appui, "gravement attentatoires au respect de la dignité de la personne humaine et susceptibles de nuire à l'épanouissement physique, mental ou moral des mineurs". La radio a répondu par une fin de non recevoir. "Skyrock, première radio de la nouvelle génération avec quatre millions d'auditeurs par jour ne changera pas sa ligne éditoriale, restera libre et ses auditeurs continueront de s'exprimer librement à l'antenne", a-t-elle averti.

Dénonçant une "inégalité de traitement inadmissible" avec M6 auquel le CSA n'a adressé que des "recommandations", Skyrock a contre-attaqué en demandant à l'autorité de retirer cette mise en demeure. Le réseau radiophonique, filiale à 80% de la Deutsche Bank, y voit "une décision administrative extrêmement grave puisqu'elle permet au CSA de retirer l'autorisation de la radio". Une "mise à mort", assure-t-il, stigmatisant "une politique de discrimination qui, au travers de Skyrock, frappe toute une génération".

Skyrock "dramatise", affirme-t-on au CSA, précisant que le retrait d'autorisation "n'est en aucun cas automatique lorsqu'une mise en demeure n'est pas suivie d'effets". L'instance serait toutefois fondée à exiger une amende. Le retrait d'autorisation, renchérit-on, "c'est l'arme atomique, on ne le fait que de manière exceptionnelle".

Le CSA se serait particulièrement ému des propos tenus sur l'antenne de Skyrock à l'égard des reclus volontaires de Loft Story, coupés du monde et qui ne peuvent donc se défendre, indique-t-on de même source. Les assurances du CSA n'ont guère convaincu Pierre Bellanger, patron de la radio.

"On ne peut pas vivre en permanence avec un fusil sur la tempe", a-t-il relevé, jugeant qu'avec cette mise en demeure, le CSA "avait retiré la sécurité sur son pistolet et pouvait tirer sur Skyrock à tout moment". Justifiant la liberté de ton de sa radio, il estime que "les candidats de Loft Story se mettent en scène comme des personnages" et que l'on peut donc dire, "comme pour JR dans Dallas, c'est une ordure".

Cette question pourrait faire l'objet de discussions avec le CSA, reconnaît-il toutefois. La radio de Pierre Bellanger n'en est pas à sa première escarmouche avec le CSA.

En janvier 1995, un animateur s'était réjoui à l'antenne de la mort d'un policier, annoncée quelques minutes auparavant lors d'un flash d'information. Le CSA avait alors ordonné à Skyrock de suspendre son programme pendant 24 heures.

Depuis, l'autorité a adressé quatre courriers à Skyrock "en vue de faire respecter la loi et la convention signée" par la radio.
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