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Samedi 2 Juin 2001 à 00:00

Droit à l'image et à la vie privée des "lofteurs"

La polémique autour de l'émission de M6 Loft Story prend de nouveau une tournure judiciaire avec trois procédures engagées par des "lofteurs" contre des magazines qu'ils assignent pour atteinte aux droits de la personne.

Indirectement ces procédures, qui concernent des images ou des éléments de vie antérieurs à l'entrée dans le Loft, posent la question des limites de la vie privée de personnes qui consentent à vivre 24 heures sur 24 devant 26 caméras et 50 micros.

A Nanterre, le juge des référés l'a bien compris. Il a condamné jeudi l'hebdomadaire France-Dimanche à payer 80.000 F (12.196 EUR) de dommages et intérêts à Loana Petrucciani, plus connue sous le seul prénom de Loana, pour avoir révélé qu'elle était mère d'une petite fille qu'elle avait confié à une famille d'accueil.

Dans son jugement le tribunal précise que "France Dimanche se trouve en effet à l'origine d'une révélation portant sur une information intime relevant d'un domaine réservé, étranger à l'exhibitionnisme volontairement consenti par Loana, ce qui rend palpable le sentiment de dépossession de la dernière sphère de protection qui bénéficiait encore à la jeune femme".

Vendredi, la blonde Loana et Kimy (de son vrai nom Akima Bendacha) la brune aux cheveux courts ont obtenu respectivement 12.000 euros (78.710 F) et 8.000 euros (52.480 F) de dommages et intérêts devant le juge des référés de Paris, mais le juge a refusé le retrait du mensuel Entrevue qui publie des photos d'elles nues ou quasiment nues lors d'exhibitions dans des cabarets ou des discothèques bien avant leur entrée dans le Loft.

"Les photos publiées sont à connotation érotique voire pornographique" et appuyées par des "légendes et un titrage suggestifs", avait plaidé Me Axelle Schmitz pour Loana. Dans ses motivations, le vice-président, Jean-Pierre Marcus, estime que "les photographies reproduites portent atteinte aux droits de la personne représentée" et que "les textes contiennent des révélations relatives aux sphères intimes" des demanderesses.

Cependant il note également au sujet des deux jeunes femmes que "les atteintes sont sérieuses mais qu'il est patent que le comportement de celles-ci dans le passé n'est pas exempt de certaines complaisances", et a donc fixé des dommages et intérêts très en dessous de ce qu'elles demandaient: 500.000 F (76.220 euros) pour Loana et 300.000 F (45.730 euros) pour Kimy. De son côté, Me Marie-Christine de Percin, avocate d'Entrevue avait plaidé que Loana peut difficilement invoquer une atteinte à sa vie privée "alors qu'elle a eu un rapport sexuel avec Jean-Edouard" dans la piscine du Loft.

Il n'y a "rien de plus exhibitionniste et de plus public que de faire l'amour en se sachant regardée par des millions de télespectateurs", avait-t-elle ajouté. Une troisième procédure est en cours devant le TGI de Paris. Loana Petrucciani assigne l'hebdomadaire Paris-Match qui a également publié des photos d'elle avec son enfant. L'affaire sera plaidée mardi.
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