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Dimanche 17 Juin 2001 à 00:00

Le personnel de Canal+ encaisse le choc

"Abasourdis", "sous le choc", "sonnés", "abattus" : à en croire salariés et syndicalistes de Canal+, l'ambiance était lourde jeudi, au lendemain de l'annonce de 217 suppressions de postes dans le groupe et de la disparition de l'émission emblématique "Nulle part ailleurs".

"Dans un premier temps, il y a eu un sentiment d'abattement, des gens se sont s'effondrés en pleurs", confie Gérard Chollet, délégué CFDT. Si l'inquiétude est particulièrement vive au sein de la production où une personne sur deux est visée par ces suppressions de postes, dit-il, les premières garanties apportées dans la journée par la direction ont quelque peu rassuré.

Délégué CFTC, Emmanuel Piéchon confirme : "Certains étaient assommés lorsqu'ils ont appris que leur métier était supprimé après quinze ans de maison". Y voyant un signe de "déshumanisation", il conclut que l'époque de "la grande famille Canal+" est bien révolue.

Lors d'une première négociation avec la direction, Véronique Carpentier, de la CGC, a d'ailleurs demandé "une aide psychologique", à côté d'autres garanties plus classiques, pour ceux qui seront mutés. "On passe à une autre ère dans l'histoire de Canal, moins showbiz et davantage fondée sur des critères professionnels et d'efficacité", résume un journaliste de la rédaction "news" de la chaîne qui se dit lui-aussi "rassuré".

Cette rédaction, semble-t-il épargnée par les suppressions de postes, deviendra "l'ossature" de la nouvelle structure née de sa fusion avec celle de i-Télévision, la chaîne d'information continue du groupe.

A i-Télévision en revanche, où 71 postes seront supprimés soit le tiers des effectifs, le premier souci est de savoir qui partira, explique un salarié. "Mais après la phase d'abattement, le sentiment général est qu'une deuxième aventure commence", ajoute-t-il.

Denis Olivennes, directeur général du Groupe Canal+, le martèle une nouvelle fois : "Il n'y aura aucun licenciement." Et de relativiser la portée des annonces de la veille : "Evidemment, ce n'est jamais une bonne nouvelle mais chaque année, au moment du renouvellement de la grille, il y avait 50 à 60 personnes qui quittaient l'entreprise, or la direction n'a proposé cette fois aucun départ aux syndicats", souligne-t-il.

Quant à i-Télévision, qui n'avait jamais vraiment trouvé sa place entre LCI et Euronews, elle sera progressivement rapprochée de la rédaction de Canal, d'ici au mois de mars. "Ce n'est pas un big bang", souligne-t-il. La chaîne d'information continue devrait être ainsi selon lui "plus proche de l'esprit Canal fait d'exactitude et d'impartialité mais aussi d'insolence et d'impertinence".

Certains présentateurs de la chaîne leader du groupe pourraient la rejoindre tandis que les talk-shows prendraient davanatage de place sur son antenne. Pour Denis Olivennes, "Canal+ est désormais confrontée à un double enjeu : mener l'offensive sur les programmes et progresser sur le plan commercial tout en maintenant son équation économique".
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