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Lundi 25 Juin 2001 à 00:00

Le transport spatial, enjeu d'une autre rivalité euro-américaine

Le transport spatial commercial est l'enjeu d'une autre rivalité euro-américaine au salon du Bourget, entre Arianespace et International Launch Services (ILS), à l'instar de celle entre Airbus et Boeing.

Tous deux prétendent au titre de leader mondial du transport spatial commercial et ont profité de la tribune du Bourget pour annoncer des commandes de lancements de satellites.

"Le Bourget a répondu à nos attentes", a lancé vendredi Jean-Marie Luton, Pdg d'Arianespace. La société de commercialisation de la fusée européenne a annoncé 8 nouveaux contrats pendant ce salon pour un montant de près de 600 millions d'euros.

Ces nouveaux contrats portent à 11 le nombre de commandes remportées par Arianespace dépuis le début de l'année. La société dispose ainsi d'un carnet de commandes "record" de 54 contrats de lancements pour un montant global de 4,9 milliards EUR.

Arianespace est désormais confiante d'atteindre l'objectif qu'elle s'était fixée au début de l'année d'obtenir de 12 à 15 contrats pour l'ensemble de 2001, soit environ la moitié du marché mondial commercial. "Nous sommes toujours leader sur ce marché", a affirmé Françoise Bouzitat, Secrétaire général d'Arianespace.

Cette position de leader mondial lui est contestée par le constructeur américain Lockheed-Martin associé aux Russes Khrunichev et RSC Energia au sein d'ILS qui exploite les fusées Atlas à partir des Etats-Unis, et les Proton russes, depuis le centre spatial de Baïkonour, au Kazaksthan. "Nous sommes le numéro un", a affirmé à l'AFP Mark J. Albrecht, président d'ILS.

Il a précisé que sa société avait également engrangé 11 contrats de lancement depuis le début de l'année, dont un pour un Inmarsat-4 mais qui n'a pas encore été signé officiellement, et trois autres dont les clients ont demandé la confidentialité.

Au total, le carnet de commandes du groupe américain s'élève à 40 satellites pour un montant de 3 milliards de dollars. Le marché du transport spatial commercial ne correspond cependant pas à la totalité du marché mondial réel, l'important marché gouvernemental américain, militaire notamment, n'étant pas accessible, rappelle-t-on chez Arianespace.

"Nous faisons 50% du marché commercial mais cela ne représente que 14% du nombre de lancements", a indiqué Mme Bouzitat. Pour compenser ce handicap, Arianespace souhaiterait qu'un marché gouvernemental européen se développe, notamment avec Galileo, le projet européen de navigation par satellite concurrent du GPS américain (Global Positioning System).

En outre, les européens souhaiteraient bénéficier de "conditions de concurrence équitables" par rapport aux américains en ce qui concerne le coût d'utilisation des bases de lancement, a indiqué Mme Bouzitat. Arianespace supporte la moitié des charges du centre spatial guyanais de Kourou alors que les américains ne payent qu'un coût marginal pour l'utilisation du centre de Cap Canaveral qui est géré par l'US Air Force, fait-elle remarquer.

Pour améliorer sa compétitivité, Arianespace compte notamment sur sa stratégie de lancement double, qui consiste à placer à bord du même lanceur deux satellites, un gros et un petit. Une stratégie qui laisse sceptique le pdg de ILS.

Les satellites ne sont pas toujours prêts à temps et les risques de retard sont plus importants quand il y a deux passagers sur la même fusée, souligne-t-il. "Si l'un des deux n'est pas prêt, alors il faut attendre" et "un retard de six mois peut faire la différence entre un projet viable ou non", fait-il remarquer.

par Emmanuel ANGLEYS LE BOURGET, 22 juin (AFP) -

Le transport spatial commercial est l'enjeu d'une autre rivalité euro-américaine au salon du Bourget, entre Arianespace et International Launch Services (ILS), à l'instar de celle entre Airbus et Boeing.

Tous deux prétendent au titre de leader mondial du transport spatial commercial et ont profité de la tribune du Bourget pour annoncer des commandes de lancements de satellites. "Le Bourget a répondu à nos attentes", a lancé vendredi Jean-Marie Luton, Pdg d'Arianespace.

La société de commercialisation de la fusée européenne a annoncé 8 nouveaux contrats pendant ce salon pour un montant de près de 600 millions d'euros. Ces nouveaux contrats portent à 11 le nombre de commandes remportées par Arianespace dépuis le début de l'année.

La société dispose ainsi d'un carnet de commandes "record" de 54 contrats de lancements pour un montant global de 4,9 milliards EUR. Arianespace est désormais confiante d'atteindre l'objectif qu'elle s'était fixée au début de l'année d'obtenir de 12 à 15 contrats pour l'ensemble de 2001, soit environ la moitié du marché mondial commercial.

"Nous sommes toujours leader sur ce marché", a affirmé Françoise Bouzitat, Secrétaire général d'Arianespace. Cette position de leader mondial lui est contestée par le constructeur américain Lockheed-Martin associé aux Russes Khrunichev et RSC Energia au sein d'ILS qui exploite les fusées Atlas à partir des Etats-Unis, et les Proton russes, depuis le centre spatial de Baïkonour, au Kazaksthan.

"Nous sommes le numéro un", a affirmé à l'AFP Mark J. Albrecht, président d'ILS. Il a précisé que sa société avait également engrangé 11 contrats de lancement depuis le début de l'année, dont un pour un Inmarsat-4 mais qui n'a pas encore été signé officiellement, et trois autres dont les clients ont demandé la confidentialité.

Au total, le carnet de commandes du groupe américain s'élève à 40 satellites pour un montant de 3 milliards de dollars. Le marché du transport spatial commercial ne correspond cependant pas à la totalité du marché mondial réel, l'important marché gouvernemental américain, militaire notamment, n'étant pas accessible, rappelle-t-on chez Arianespace.

"Nous faisons 50% du marché commercial mais cela ne représente que 14% du nombre de lancements", a indiqué Mme Bouzitat. Pour compenser ce handicap, Arianespace souhaiterait qu'un marché gouvernemental européen se développe, notamment avec Galileo, le projet européen de navigation par satellite concurrent du GPS américain (Global Positioning System).

En outre, les européens souhaiteraient bénéficier de "conditions de concurrence équitables" par rapport aux américains en ce qui concerne le coût d'utilisation des bases de lancement, a indiqué Mme Bouzitat.

Arianespace supporte la moitié des charges du centre spatial guyanais de Kourou alors que les américains ne payent qu'un coût marginal pour l'utilisation du centre de Cap Canaveral qui est géré par l'US Air Force, fait-elle remarquer.

Pour améliorer sa compétitivité, Arianespace compte notamment sur sa stratégie de lancement double, qui consiste à placer à bord du même lanceur deux satellites, un gros et un petit. Une stratégie qui laisse sceptique le pdg de ILS. Les satellites ne sont pas toujours prêts à temps et les risques de retard sont plus importants quand il y a deux passagers sur la même fusée, souligne-t-il.

"Si l'un des deux n'est pas prêt, alors il faut attendre" et "un retard de six mois peut faire la différence entre un projet viable ou non", fait-il remarquer.
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