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Dimanche 2 Septembre 2001 à 00:00

Pas de trève estivale pour Vivendi Universal

Faisant fi de la torpeur estivale, Jean-Marie Messier, Pdg de Vivendi Universal, a poursuivi au pas de charge la restructuration de son groupe, au rythme soutenu de ventes, d'acquisitions, de fusions et de nouveaux développements.

Télévision, cinéma, musique, internet, édition, téléphonie, chaque secteur du numéro deux mondial de la communication a eu son lot de changements. Avec quatre objectifs: réduire les foyers de pertes, éradiquer les revenus publicitaires au profit de l'abonnement, acquérir des positions de leader et mettre en oeuvre la fameuse "convergence" entre "tuyaux" et "contenus".

Côté pertes, Vivendi Universal a commencé par mettre de l'ordre chez Canal+, enferré en Italie et en Pologne dans une concurrence suicidaire. Sa filiale italienne Tele+ a donc fusionné avec Stream, la plate-forme satellitaire de News Corp. (Murdoch), et Cyfra+ avec Wizja TV (la plate-forme du néerlandais UPC).

Dans les deux cas, Canal+ détiendra toujours la majorité des nouveaux ensembles, lui assurant le contrôle. Dans les pays nordiques, en revanche, Canal+ a purement et simplement abandonné la distribution, en vendant à Telenor ses 50% dans la plate-forme Canal Digital, tout en poursuivant l'édition de ses chaînes "premium".

Autre foyer de pertes, plus modeste celui-ci, le site de ventes de produits culturels en ligne Bol, que Vivendi Universal détenait à 50/50 avec l'allemand Bertelsmann. Peu décidés à partager plus longtemps une activité déficitaire, les deux groupes ont coupé la "branche morte" et fermé le site. Au passage, l'Allemand a racheté au Français ses 50% dans France Loisirs. Les deux groupes, en concurrence frontale, ne se côtoient plus désormais que dans leur filiale commune de droits sportifs.

Vivendi Universal a également poursuivi sa patiente éradication des revenus publicitaires, jugés trop aléatoires, en vendant la branche professionnelle de son pôle presse au fonds d'investissement britannique Cinven. Une fois vendue la Comareg, sa branche presse gratuite, la publicité ne représentera plus que 1% des revenus du groupe, notamment logée dans le pôle presse générale (L'Express et L'Expansion), allégé au passage de "Courrier international", vendu début juillet au Monde.

La vente de la presse professionnelle a donné au groupe français le cash nécessaire à son troisième objectif: renforcer ses positions de leader. Le rachat de l'éditeur éducatif américain Houghton Mifflin pour 2,2 milliards de dollars a ainsi propulsé Vivendi à la deuxième place mondiale du secteur. Le groupe a par ailleurs continué à mettre en oeuvre la convergence de ses contenus et de ses "tuyaux", qui avait justifié la fusion avec Universal.

De la même manière que la sortie de "Jurassic Park III" (Universal Studios) s'est accompagnée de la sortie de livres, de jeux vidéo et de sites internet du groupe, le catalogue musical de Universal Music sera exploité dès septembre par une nouvelle marque "maison" de téléphones mobiles. Les artistes Universal auront aussi leur salle pour se produire, puisque M. Messier a réalisé un "rêve d'enfant" en rachetant l'Olympia, à Paris.

La distribution musicale sur internet, à travers Pressplay (détenu avec Sony), prévu pour septembre aux Etats-Unis, prend également forme. Le rachat définitif de MP3.com va lui donner une assise technique et le partenariat conclu avec MSN, le portail de Microsoft, une plus grande audience.

Reste toujours à convaincre les actionnaires. Fin juin, le titre valait un peu plus de 68 euros. Fin août, il tournait autour de 60 euros.
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