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Samedi 8 Septembre 2001 à 00:00

"Big Brother" en Afrique du Sud

"Big Brother" en Afrique du Sud : Le virus "Big Brother" frappe maintenant l'Afrique du Sud où l'émission connaît depuis dix jours un succès comparables à ses prédecesseurs dans d'autre pays, comme le récent "Loft Story" français.

Mais les producteurs affirment avoir eu la volonté d'ajouter au jeu télévisé la dimension d'un laboratoire social post-apartheid. Les douze candidats, six jeunes hommes et six jeunes femmes, qui vivent enfermés dans une maison de Randburg, une banlieue huppée du nord de Johannesburg, constituent un échantillon racial plus représentatif de la clientèle des chaînes satellitaires payantes que de la population sud-africaine : on compte six Blancs, trois Noirs et trois Métis.

Néanmoins, les producteurs affirment qu'ils ont voulu opérer une interraction raciale significative de l'évolution du pays. "Nous essayons de créer un groupe qui dérange les idées raciales préconçues", a annoncé Neil McCarthy, l'un des responsables de l'émission. Pour l'instant, les téléspectateurs -qui peuvent suivre l'émission diffusée depuis le 26 août sur une chaîne dédiée du bouquet satellitaire payant Multichoice/DSTV- sont plutôt passionnés par la question de savoir s'il faut laisser pénétrer un chien dans le huis-clos des candidats, par la réalité de la virginité de Margaret ou par le string de Janine, l'institutrice.

Le format est le même que dans l'émission qui a commencé sa carrière en Hollande et qui a été à ce jour vendu dans 18 pays. Les locataires de la maison de Randburg sont filmés 24 heures sur 24 par des dizaines de caméras, y compris dans les douches. Les participants seront progressivement éliminés par un vote. Le gagnant, désigné au bout de 106 jours, gagnera un prix de 1 million de rands (120.000 dollars).

Le gagnant ne sera probablement pas Brad, un agent de sécurité privé dont la presse a révélé qu'il était sous le coup de poursuites pour fraude. Brad s'est en outre rendu odieux en s'opposant à l'introduction d'un chien dans la maison. Les taux d'écoute ne sont pas encore disponibles mais Carl Fischer, l'homme en charge du programme, juge que l'intérêt du public à travers les appels téléphoniques, lors de talk shows ou de la couverture par la presse, justifie largement les quelque 3 millions de dollars investis par le groupe.

Le succès est tel que les principaux fournisseurs d'accès à l'internet ont subi un fort ralentissement des transactions sur le réseau, signe d'une brutale surcharge. Selon Carl Fischer, "à un moment on a compté jusqu'à 80.000 connexions simultanées sur le site qui utilisaient à elles seules environ 50% de la bande passante disponible dans le pays". Comme dans les autres pays, les universitaires développent à longueur de colonnes de journaux leurs thèses sur ce phénomène de société.

Selon Richard Thornton, un professeur d'anthropologie à l'univesité de Wits de Johannesburg, Big Brother "va nous dire qui nous sommes". "L'émission va montrer la culture sud-africaine", a-t-il affirmé au dominical Sunday Independent. "Ce n'est pas la 'haute' culture des arts et de la littérature, mais la culture de l'instant présent".

Les producteurs sont plus prudents dans leurs analyses : "Dans un certain sens c'est un miroir pour nous même, mais pas dans un autre", souligne Fischer. "C'est une sitcom, une dramatique et au bout du compte, ce n'est qu'un jeu".
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