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Mercredi 12 Septembre 2001 à 00:00

Internet a craqué et l'information est passée par les télévisions

Comme on observe son bateau lors d'une tempête, les responsables de sites d'information du monde entier ont surveillé hier leurs serveurs et la capacité de leur bande passante.

A l'annonce de l'attentat, vers les 15 heures en Suisse, la fréquentation du Net a augmenté spectaculairement, rendant la circulation d'un site à l'autre d'une grande lenteur. Pour les webmasters, c'était le début d'un compte à rebours qui a mené certains vers la rupture. Les internautes voyaient alors leur browser tourner dans le vide, dans une recherche infinie de l'adresse désirée.

En parallèle, les télévisions internationales ont interrompu leurs programmes pour se brancher en direct sur les événements américains. Les tours du World Trade Center se sont effondrées sous les caméras, le Pentagon a brûlé devant les téléspectateurs incrédules. Jusqu'aux éditions de la nuit, la violence qui a marqué le 11 septembre 2001 est passée par les écrans de télévision, restant bloquée dans les tuyaux qui font le World Wide Web...

C'est bien ce qui s'est passé hier et l'architecture a craqué sous la masse. Les grands sites comme celui de CNN ont reçu un nombre trop important de demandes. Les serveurs ont lâché. Les sites du New York Times, du Washington Post et de plusieurs grands médias américains ont suivi. Beaucoup d'entre eux n'ont pas résisté à la tentation de montrer, avec des images vidéo très lourdes à charger, la tragédie d'hier...

La page de CNN était presque vierge, montrant une seule photo et des textes lapidaires, les liens en une renvoyant à des courtes informations écrites. Si vous cherchiez à vous informer hier, mieux valait oublier le Net. Est-ce à dire que les broadcasting de la télévision (un émetteur unique pour une multitude de récepteurs) sont mieux adaptés à la dissémination de l'information dans des situations comme celle d'hier?

«C'est évident, répond Philippe Mottaz, responsable de la TSR. C'est la preuve par l'acte qu'il n'y a que la TV pour transmettre l'information et l'émotion à un si grand nombre de personnes simultanément. On ne montrera jamais la journée d'hier sur le Web. Il est possible que le Net ne devienne jamais aussi fédérateur que la TV. Dans quinze jours, quand l'actu aura passé à autre chose, il restera cependant comme la mémoire de cet événement, comme le lieu du débat prolongé.»

Le problème est technique. La bande passante qui permet aux informations de circuler n'est pas assez large. «Mais focaliser sur la bande passante est une erreur selon moi si c'est pour qu'Internet se mette à faire la même chose que la TV. Il faut apprendre à travailler différemment», dit Philippe Mottaz. «C'est l'heure de passer à des réseaux plus rapides, rétorque Christophe Rasch.

La journée d'hier a montré que le Net est installé dans les habitudes et qu'il joue réellement un rôle. Tout le monde, au bureau, a essayé de s'informer par lui. Mais il faut une volonté d'augmenter la capacité des infrastructures qui n'existe pas.» ...

David Haeberli
Le Temps. CH.
www.letemps.ch
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