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Vendredi 28 Septembre 2001 à 00:00

Catherine Tasca en première ligne

Engluée dans des débats d'experts et de lobbiystes, vouée au gémonies par TF1 ou M6, la télévision numérique terrestre (TNT) a reçu jeudi le soutien de Catherine Tasca, venue proclamer sa détermination à conduire ce projet "dans les meilleurs délais".

"Nous souhaitons le lancement de la télévision numérique terrestre dans les meilleurs délais", réaffirme ainsi la ministre de la Culture et de la Communication dans un point de vue publié par Le Figaro. Assagie à la faveur de l'été, la polémique autour de la TNT a rebondi dès la rentrée lorsque le Conseil supérieur de l'audiovisuel (CSA) a laissé entendre qu'il pourrait reporter de quelques semaines la clôture de son appel aux candidatures pour les chaînes de la TNT.

Le CSA avait fixé la date du 29 novembre. Mais il parait difficile de boucler dans les délais les décrets qui fixeront les obligations de production de ces chaînes. Pas moins de 22 contributions signées de TF1, M6, France Télévision ou Lagardère, mais aussi des producteurs, annonceurs et autres chaînes thématiques, ont afflué au CSA. Si bien que l'instance de régulation de l'audiovisuel qui devait rendre mardi sa copie sur les projets de décrets, a repoussé sine die sa décision.

Un report de la clôture des candidatures n'a toujours pas été décidé, a cependant réaffirmé jeudi Dominique Baudis, le président du CSA, interrogé par l'AFP, "mais s'il apparaissait nécessaire de la décaler de quatre à six semaines pour assurer le succès de l'ensemble du projet, nous n'hésiterions pas". "Ca ne remettrait en cause ni l'objectif final, ni le calendrier global qui doit aboutir au lancement de la télévision numérique terrestre fin 2002", insiste-t-il.

Pour Catherine Tasca aussi, il s'agit, tant pour le ministère que pour le CSA de prendre "le temps de la concertation la plus sérieuse et de la réflexion la plus approfondie". Soucieux d'affirmer leur cohésion dans la tempête, tous deux fustigent sans les désigner nommément les Cassandre de la TNT. Il y a Patrick Le Lay, PDG de TF1, qui "espère que le gouvernement va renoncer", estimant qu'"il n'est pas interdit, quand on est responsable, d'arrêter une catastrophe".

Pour une fois d'accord avec lui, Nicolas de Tavernost, le président du directoire de M6, a promis "de graves déceptions", plaidant pour le maintien de la TNT dans le giron des opérateurs existants, autrement dit sa propre chaîne, TF1 ou Canal+ alors que Lagardère, NRJ ou AB Groupe pointent à l'horizon. Quant à Denis Olivennes, directeur général de Canal+, il a estimé que les conditions du succès de la TNT n'étaient pas réunies, préconisant un seul opérateur commercial, en l'espèce CanalSatellite, le bouquet satellitaire du groupe éventuellement associé à son concurrent TPS...

A leur sujet, Catherine Tasca s'interroge: "Ne s'agit-il pas de ceux qui, installés dans le paysage stable depuis dix ans, voient avec inquiétude son évolution où ils devront nécessairement inscrire leur propre stratégie?".

Sur la même longueur d'onde, Dominique Baudis, relève que "passer d'un univers de rareté à un univers abondance n'enthousiasme pas nécessairement les opérateurs privés qui étaient en situation d'oligopole".
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