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Lundi 1 Octobre 2001 à 00:00

Sombres perspectives pour les médias

Malmenés par une chute du marché publicitaire aggravée par les attentats du 11 septembre aux Etats-Unis, les médias audiovisuels français, à de rares exceptions près, ont présenté cette semaine de sombres perspectives pour 2001, 2002 étant marqué du sceau de l'incertitude.

"Avertissement sur résultats", "prévisions revues à la baisse", "profit warning", "absence de visibilité", ont fait les gros titres du secteur. Dans un marché fortement baissier cette année, les valeurs médias, qui ne brillaient déjà guère avant les attentats, accusent un recul spectaculaire. L'an 2000, il est vrai, avait été une année particulièrement faste. Selon des prévisions de SG Securities, le marché publicitaire français accusera un fléchissement de 10% au second semestre 2001 et stagnera en 2002.

Arnault Frérault, analyste de cette société de courtage, souligne que les "100% pub" comme TF1 et M6 sont naturellement les plus exposés alors que Vivendi Universal, dont l'activité repose essentiellement sur les abonnements, "ne sera pas trop touché". Dernier en date à annoncer qu'il n'atteindra pas ses objectifs: le groupe Lagardère (médias, hautes technologies, automobile). Celui-ci n'attend plus pour 2001 qu'une croissance de 5 à 12% de son résultat d'exploitation alors qu'il tablait sur 12% avant les attaques suicides sur New York et Washington.

"La lisibilité dans les semaines qui viennent est assez faible", a commenté jeudi Arnaud Lagardère, co-gérant du groupe et PDG de Lagardère Media, relevant que la réplique américaine pourrait "tout faire basculer dans un sens ou un autre". Prudent, en dépit d'un premier semestre boosté par l'effet Loft Story, le président du directoire de M6, Nicolas de Tavernost, a fait de la "flexibilité", le "maître-mot" de sa grille. Elle pourra, a-t-il spécifié, être revue "à la baisse ou à la hausse" en 2002, une année sur laquelle toute prévision économique est selon lui "impossible à faire".

Signe de cette prudence, après 10% de progression prévus en 2001, l'évolution du coût de la grille de M6 devrait être contenue l'an prochain entre 3,5 et 7 %. Le patron de TF1 Patrick Le Lay s'est employé à redresser l'image de la chaîne auprès des investisseurs après avoir annoncé un chiffre d'affaires publicitaire en baisse de 3 à 5% sur 2001 et un résultat net consolidé inférieur de 8 à 10% à celui de 2000. "Il ne va pas y avoir un écroulement de la publicité en 2002 et en 2003", a-t-il pronostiqué, assurant qu'il ne faisait pas de "profit warning". La mauvaise passe des éditeurs de chaînes retentit naturellement sur la santé des producteurs.

L'un des leaders français, le groupe français Expand, contrôlé par Vivendi Universal, a annoncé que son chiffre d'affaires consolidé accusera cette année un recul "de l'ordre de 10%". Début août, il annonçait encore une progression. Dans cet océan de pessimisme, Vivendi Universal fait figure d'exception.

Son PDG Jean-Marie Messier a confirmé "totalement et intégralement" ses objectifs de résultats pour 2001 alors que l'Américain AOL Time Warner, le Britannique EMI Group ou Luxembourgeois RTL Group ont lancé tour à tour des profit warning.
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