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Lundi 1 Octobre 2001 à 00:00

Cryptage des messages informatiques

L'enquête sur les attentats du 11 septembre contre le World Trade Center et le Pentagone a ravivé le débat sur le codage des courriers électroniques qui rend presque impossible pour des tiers, y compris la police, de lire des messages numériques qui ont été interceptés.

Seul le récipiendaire ayant une "clé" spéciale peut décrypter de tels courriers. La police avait déjà tenté, sans succès, d'obtenir légalement une "entrée de service" aux logiciels codés, qui lui permette de lire ces messages. Après les attentats, le département américain de la Justice a demandé à ce que ses enquêteurs soient autorisés à voir les courriers électroniques et d'autres messages numériques, relançant le débat sur une autorisation de forcer ces communications codées.

"Les outils à la disposition des autorités, créés il y a des décennies, étaient conçus pour des téléphones à cadran, non pas pour des courriers électroniques, l'internet, des systèmes de communications mobiles et les répondeurs", a déclaré récemment l'Attorney General (ministre de la Justice) John Ashcroft, devant une commission de la Chambre des représentants. "Les organisations terroristes, a-t-il souligné, utilisent de plus en plus souvent la technologie pour faciliter leurs actions criminelles et dissimuler leurs communications à la police".

M. Ashcroft cherchait à obtenir le soutien des parlementaires pour l'obtention de moyens supplémentaires de surveillance des ordinateurs et des téléphones portables. Ce débat, en cours depuis des années, est centré sur le logiciel "Pretty Good Privacy", créé par le programmateur Paul Zimmermann. Pouvant être obtenu gratuitement sur l'internet, il déjoue les recherches des enquêteurs et les a amenés à réclamer un accès légal aux codes privés. Les groupes de défense des droits civiques se sont opposés à ce que le gouvernement donne le droit de déchiffrer les technologies de codage personnel. Mais ils se sont prononcé pour une législation permettant aux enquêteurs de pouvoir agir au cas par cas.

Les restrictions sur une "entrée de service", soulignent les défenseurs du droit à la vie privée, est devenue encore plus importante avec l'apparition d'outils tels que Carnivore. La police utilise ce programme pour intercepter un très grand nombre de messages électroniques, afin d'en extraire plus tard ceux qui semblent suspects. "Une entrée de service sans entrave pour les autorités invite aux abus", souligne Deborah Pierce, avocate de la Fondation Frontière électronique, une organisation de défense des droits sur l'internet dont le siège est à San Francisco (Californie).

Selon elle, "il faut qu'ils soient obligés de convaincre un juge chaque fois qu'ils veulent intercepter les communications de quelqu'un". Tout en se disant respectueux des droits de la personne, Ashcroft assure que ce débat ne porte pas sur une nouvelle définition des libertés civiques, mais sur la possibilité de donner de nouvelles armes aux autorités après l'entrée en force du numérique dans les communications.

"Chaque jour qui passe avec le maintien de règles désuètes est un jour où les terroristes gardent l'avantage", a déclaré l'Attorney general, dans son témoignage au Congrès.
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