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Mardi 9 Octobre 2001 à 00:00

La SFP: un quart de siècle de crises

La reprise de la Société française de production (SFP) par Euromedia Télévision, associée à Bolloré Investissements, annoncée par le gouvernement, est l'épilogue d'un quart de siècle de crises.

Symbole de l'audiovisuel public hérité de l'ORTF, la SFP a fait face au long de ses 27 années d'existence à une vive concurrence sur le marché de la production audiovisuelle et à des difficultés financières récurrentes. La loi du 7 août 1974, votée trois mois après l'élection de Valéry Giscard d'Estaing, remplace l'Office de Radio-Télévision Française (ORTF) par sept sociétés publiques indépendantes : quatre sociétés de programmes (TF1, A2, FR3, Radio France), un établissement de diffusion (Télédiffusion de France/TDF), un institut chargé de la conservation des archives audiovisuelles et de la création (Institut national de l'Audiovisuel/INA) et une société de production audiovisuelle, la SFP.

En 1982, la SFP devient une société nationale à capitaux d'Etat et ne bénéficie plus du système de commandes obligatoires des chaînes publiques qui assurait son équilibre financier. Quatre ans plus tard, elle est transformée en société anonyme dont le capital doit être détenu majoritairement par des organismes publics. Celle-ci est remplacée en 1992 par un groupe, constitué d'une société mère et de neuf filiales.

En 1996, le gouvernement d'Alain Juppé lance un projet de privatisation, abandonné l'année suivante par celui de Lionel Jospin. Le siège social des Buttes-Chaumont, à Paris, est vendu en 1997 et la SFP se délocalise à Bry-sur-Marne (Val-de-Marne). Une restructuration draconienne, accompagnée d'un plan social avec une réduction de moitié des effectifs, intervient en 1998. Bruxelles donne son feu vert à une nouvelle recapitalisation de 1,2 milliard de francs mais à la condition expresse que ce soit la dernière.

En janvier 2000, la Cour des Comptes estime dans son rapport annuel que l'avenir de la SFP reste "incertain" malgré plusieurs plans de redressement et d'abondantes subventions de l'Etat. Le 30 mars dernier, le gouvernement décidait de relancer la privatisation, s'appuyant sur un rapport du conseiller d'Etat Roland Peylet qui jugeait "inévitable" une nouvelle restructuration compte tenu des "surcapacités" et de la guerre des prix dans le secteur des prestations audiovisuelles.
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