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Jeudi 11 Octobre 2001 à 00:00

Présidence de TV5 Monde: le coup de force

Dans le quotidien suisse "Le temps" du 08/10/01 nous avons lu cet article écrit par Caroline Stevan : En juillet 2001, TV5 a changé de statuts et de nom.

Désormais, la chaîne francophone se nomme «TV5 Monde» et il est clairement stipulé que la nomination de son président doit faire l'objet d'une «concertation approfondie» entre les chaînes partenaires. C'est là que le bât blesse.

Si Jean Stock, ancien président, a en effet officiellement confirmé sa démission lors du dernier conseil d'administration le 27 septembre à Paris, la France, actionnaire aux deux tiers de la chaîne, n'a alors présenté qu'un seul et unique candidat: Serge Adda. Le président de Canal Horizons depuis 1997 (l'extension de Canal Plus vers l'Afrique et le Maghreb) bénéficie du soutien complet des Ministères des affaires étrangères et de la culture et communication.

Point donc de discussions préalables et de concertation approfondie. Si en son temps, la nomination de Jean Stock s'était déjà déroulée dans des conditions similaires, la concertation alors n'était pas encore obligatoire et le candidat plaisait aux administrateurs. Ce qui est nettement moins le cas cette fois.

Le poids du majoritaire «Nous avons connu le nom du candidat 48 heures avant le conseil d'administration», déplore Jean-Claude Chanel, directeur de TV5 Suisse et président du CA par intérim. Les partenaires suisses, belges et canadiens sont d'autant plus déçus de l'attitude de Paris qu'ils s'attendaient à recevoir une «short list» de candidats et non une seule proposition. Certains avaient même espéré des auditions.

«Au départ, il y avait trois candidats retenus par la France, rappelle Pierre Couchard, le représentant belge: Marie-Christine Saragosse, directrice générale, Ghislain Achard, directeur général de France Télévision et Serge Adda. Personne ne sait pas pourquoi il n'en est resté qu'un.» «Un pays comme la France pourrait présenter plusieurs candidats de qualité», insiste Jean-Claude Chanel. «Il me semble que la France pourrait présenter un autre candidat de grand gabarit», rajoute Pierre Couchard. Les partenaires de Paris auraient certes pu proposer leur propre candidat, mais ils estiment «normal que la France ait la présidence, étant donné qu'elle est le principal bailleur de fonds».

Si la politique du fait accompli du Quai d'Orsay a choqué et renforcé les réticences des administrateurs vis-à-vis de «l'élu», tous concèdent cependant que ce n'est pas le moment d'affaiblir la chaîne. Signe toutefois de leur mécontentement, ils ont repoussé au 23 octobre leur décision. D'ici là, le candidat Adda a prévu de faire le tour des partenaires, histoire de se présenter et de leur prouver qu'il est digne de succéder à Jean Stock. Une conférence téléphonique entre les représentants des chaînes est prévue dans les prochains jours.

Côté français, c'est mutisme et langue de bois. Jérôme Clément, membre du conseil d'administration de TV5 Monde et PDG d'Arte France qui détient 12,5% des actions de la chaîne, ne tient pas à s'exprimer sur le sujet. Le Ministère de la culture signale, lui, que «le dossier relève du Quai d'Orsay», et estime dans le Figaro que le délai du 23 octobre «donne à présent le temps aux partenaires d'examiner sereinement la candidature proposée par la France», une déclaration relayée par les affaires étrangères.

Avec six administrateurs sur neuf, la nomination du candidat français ne fait guère de doute.
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