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Dimanche 11 Novembre 2001 à 00:00

13ème Forum européen de la télévision

Les télévisions et radios publiques de l'Union européenne de radiodiffusion (UER) se sont refusées, samedi à Dublin, lors du 13ème Forum européen de la télévision et du film, à assurer seules les exigences de "diversité culturelle" dans leurs grilles de programmes.

Au cours du débat intitulé "Un nouveau cadre de régulation pour la production télévisée et cinématographique?", Philippe Belingard, président de la commission juridique de l'UER, a déclaré que la diffusion d'oeuvres européennes "doit être l'affaire de tous les diffuseurs (publics ou privés) si l'on veut que cela soit efficace". "Nous évoluons dans un contexte concurrentiel et on ne peut pas demander à certains diffuseurs de s'enfermer dans un modèle si les autres n'y sont pas soumis", a ajouté M. Belingard, également responsable des affaires juridiques de la holding publique France Télévision. "Nous serions alors pris en otages".

Il répondait à Carole Tongue, ancienne députée britannique travailliste au Parlement européen, qui plaidait pour une politique très offensive des chaînes publiques en matière de diffusion d'oeuvres européennes. "Il faut revoir les mandats des diffuseurs publics et les mettre davantage au service de l'Europe", a-t-elle lancé, appelant également à une augmentation des crédits pour l'audiovisuel public, en augmentant par exemple la redevance. M. Belingard a également répondu à Klaus Hansen, président de la Coordination européenne des producteurs indépendants, qui déclarait jeudi que l'UER devrait faire "davantage" pour la diffusion d'oeuvres européennes. "La vocation de l'UER est l'échange de sujets d'actualité. Cette année, 30.000 sujets ont été échangés", a rappelé M. Belingard.

"L'UER ne peut imposer à ses membres la diffusion ou la production d'oeuvres européennes". Les participants au débat ont également fait le point sur le cadre réglementaire européen existant, notamment la directive Télévision sans frontières (TSF), le programme d'aides Media Plus et la communication de la Commission sur les aides d'Etat aux télévisions et radios publiques. Tous se sont déclarés relativement satisfaits, à l'exception de Jean-Pierre Teyssier, président du Bureau français de vérification de la publicité (BVP). "Il est temps de remettre à plat nos systèmes", a-t-il déclaré. "Il est urgent de simplifier tout cela et de s'interroger sur l'efficacité des aides. De même, dans le contexte actuel de concentration, la notion de producteur indépendant devrait être révisée".

M. Belingard a pour sa part proposé que l'on ouvre la directive TSF aux "services en ligne, pour que ne soit pas seulement réglementée une partie du secteur", et s'est félicité que la Commission, dans sa communication sur l'audiovisuel public, reconnaisse à chaque Etat le droit de définir seul les contours et les modalités de financement de son audiovisuel public. Il a également appelé à ce que la Commission oblige les opérateurs de télévision satellitaire à diffuser les chaînes publiques (principe du "must carry") et plaidé pour des aides accrues de l'Europe pour la formation des créateurs.

Inge Brakman, de la Commission néerlandaise des médias, a réclamé quant à elle des "mesures fiscales aptes à susciter l'investissement dans le capital-risque" pour la production". Le 13ème Forum européen de la télévision et du film, qui réunissait depuis jeudi à Dublin près de 300 professionnels de l'audiovisuel et du cinéma autour du thème de la production, s'est achevé samedi.

L'an prochain, le Forum se tiendra à Barcelone et traitera plus particulièrement du cinéma.
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