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Mercredi 21 Novembre 2001 à 00:00

RFI, pont culturel

Radio France Internationale (RFI) joue en Europe de l'Est la carte de l'immersion, proposant à Sofia et à Bucarest une partie des programmes en langue locale, élaborés par des équipes locales, avec en ligne de mire l'adhésion à terme de ces pays à l'Union européenne.

Cette semaine, sa filiale bulgare RFI Sofia a inauguré de nouveaux locaux: au centre de la capitale, dans un immeuble du début du siècle fraîchement réaménagé, où se sont installés les sept permanents et la cinquantaine de collaborateurs de RFI Sofia. "Les structures sont complètement numérisées", souligne Jean-Paul Cluzel, pdg de RFI. A Paris, cette révolution technique est encore à faire au niveau de la production, sauf à RMC Moyen Orient. RFI Sofia peut compter sur le dévouement et la passion de ses nombreux collaborateurs, explique Ludmil Fotev, directeur de RFI Sofia. "Si quelqu'un vient avec un projet original, on trouve toujours le moyen de le caser quelque part", dit ce polyglotte barbu qui encourage "une attitude active parmi les auditeurs".

Sur l'antenne bulgare cohabitent les informations et les programmes culturels en français (6H30), les émissions en bulgare (11H30) et le fil musical de RFI. RFI Sofia est "une radio sans tubes". "Vous n'entendrez jamais Madonna ou Michael Jackson", explique Dessislava Mintchéva, responsable des programmes. La station a en revanche fait découvrir Les Négresses vertes ou les Rita Mitsouko à des Bulgares pour qui la chanson française s'arrêtait à Charles Aznavour et Edith Piaf. RFI n'a "pas seulement volonté d'informer depuis Paris via une filiale mais de coller le plus possible aux réalités culturelles locales", alors "que la BBC diffuse depuis Londres un message censé s'adresser au monde entier", explique Erlends Calabuig, directeur adjoint des antennes et directeur des rédactions en langues étrangères de RFI.

"Nous proposons davantage d'information transrégionale", ce qui a supposé de se détacher d'un "tropisme africain très fort de RFI qui en Europe centrale déroutait un peu l'auditeur", souligne-t-il. "On cherche le cosmopolitisme destiné à faire de l'auditeur francophile un francophone plus actif", précise-t-il. En Bulgarie, seuls quelques 5 à 6% de la population seraient des francophones actifs. Ces derniers jours, l'émission en français "Appels sur l'actualité", animée par Juan Gomez, s'est délocalisée pour être enregistrée à Bucarest, Chisnau (capitale de la Moldavie) ainsi qu'à Sofia.

En Moldavie, 67% de la population apprend le français. "Leur priorité est de savoir comment ils vont se chauffer cet hiver, ce qu'ils vont manger demain, et malgré tout le français est important pour eux", souligne Juan Gomez. Lundi, au lendemain du second tour de l'élection présidentielle, la Bulgarie s'est réveillée avec un président ex-communiste et un roi premier ministre. Mais l'émission a dû faire l'impasse sur cette actualité "chaude", car elle sera diffusée avec un décalage de plusieurs semaines.

Le débat s'est donc focalisé sur la manière dont les Bulgares se préparent à l'adhésion européenne qui implique de nouveaux sacrifices. A Sofia, la radio est surtout connue par bouche à oreille ou par des partenariats culturels. "A mon avis, il vaut mieux créer des événements culturels que de jeter de l'argent" dans de la publicité, estime Ludmil Fotev, qui rêve de faire venir Manu Chao à Sofia.
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