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Mercredi 12 Décembre 2001 à 00:00

Vivendi Universal convoite USA Networks

Le numéro deux mondial des médias Vivendi Universal souhaite remettre la main sur des activités de USA Networks que Edgar Bronfman, vice-président de Vivendi Universal démissionnaire de ses fonctions exécutives le 6 décembre, avait vendu il y a bientôt quatre ans.

Le groupe dirigé par Jean-Marie Messier, issu de la fusion de Vivendi, Seagram et Canal+ il y a un an jour pour jour, a confirmé mardi des informations du New York Post selon lesquelles ces négociations sont en cours. Mais il a réfuté le prix "absurde" avancé par le quotidien, entre 13 et 18 milliards de dollars, selon le journal qui parle également d'une prime de deux milliards de dollars qu'empocherait au passage Barry Diller, patron de USA Networks. Une transaction pourrait être bouclée dès la fin de la semaine, à en croire le quotidien.

"Ces discussions ne déboucheraient sur aucune création d'actions Vivendi Universal et les différents schémas envisagés se traduiraient par une sortie limitée de cash par le groupe", a précisé un porte-parole de Vivendi. Selon le groupe Vivendi, tous ces schémas "auraient un effet relutif (positif) pour les actionnaires". Vivendi Universal détient actuellement 43 % du réseau câblé américain USA Networks. Le groupe de Jean-Marie Messier verrait par ailleurs d'un bon oeil une alliance entre sa filiale de cinéma et télévision Groupe Canal+ et l'américain Liberty Media, qui contrôle pour sa part 21 % de USA Networks.

Si Vivendi parvenait à se mettre d'accord les différents acteurs, il pourrait contrôler à 100 % l'un des principaux câblo-opérateurs américains, conformément à la stratégie de M. Messier de contrôler les contenus et les "tuyaux" pour les diffuser. "Par rapport à la stratégie que M. Messier a mise sur pied, à laquelle il se tient depuis plus de trois ans maintenant, c'est une opération qui est compréhensible", commente Nathalie Pelras, gérante à la société de bourse Richelieu Finance. Et justement, Vivendi Universal vient de dégager un peu de cash en cédant la semaine dernière 9,3 % du capital de sa filiale Vivendi Environnement pour environ 1,2 milliard d'euros, rappelle-t-elle.

Sur les marchés financiers l'accueil a été assez froid mardi, après les sommes citées par le New York Post. A la Bourse de Paris, l'action Vivendi Universal a chuté de 4,4 % à 56,50 euros, tandis que le CAC 40 s'est effrité de 0,1 %. A New York à 13H25 locales (18H25 GMT), Vivendi Universal perdait 2,8 % à 50,35 dollars. En revanche, l'action USA Networks bondissait au même moment de de 5,7 % à 25,32 dollars. "Dès que M. Messier fait une acquisition aux Etats-Unis, c'est la claque". "Le marché a l'impression que comme il veut être très présent aux Etats-Unis, il a tendance a surpayer", explique Mme Pelras, soulignant "qu'aujourd'hui USA Networks est bien valorisée". "Dès qu'il fait une opération de croissance externe sur la communication ou sur le contenu, on l'a vu avec Universal, le marché prend mal cette nouvelle, puisque Vivendi se renforce dans une activité un peu plus risquée (...) par opposition à l'activité de l'environnement, qui est une vache à lait", précise-t-elle.

"Le marché est un peu perplexe sur le dossier. J'ai le sentiment que les gestionnaires sont un peu perdus dans la stratégie de M. Messier aujourd'hui. Entre les acquisitions et les cessions on ne s'y retrouve plus, donc toute nouvelle est mal prise", estimait de son côté Isabelle de Lattre gérante chez Expertise Asset Management. ------------------------------------------------------------------------
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