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Dimanche 10 Septembre 2000 à 00:00

L'internet au coeur de la stratégie des producteurs TV français

L'internet a fait une entrée remarquée cette année au marché des programmes audiovisuels de Saint-Tropez où producteurs et distributeurs français négocient à tour de bras la vente de leurs produits aux chaînes étrangères. Si l'on compte autant de stratégies web que de participants au "Rendez-Vous" annuel de TV France international qui prendra fin vendredi, tous s'accordent sur ce constat: les sites sont à la recherche de contenu pour fidéliser les internautes, ce qui ouvre aux producteurs et distributeurs des perspectives quasi illimitées de déclinaison de leurs programmes TV.

Télé Images International, l'un des poids lourds de la production française qui revendique la première place parmi les producteurs indépendants, se dit d'ores et déjà engagé dans la négocation de droits internet pour de nombreux programmes. Parmi eux figure l'une des séries phares du groupe audiovisuel, Chambre 13, produite par sa société GTV qui est sur le point de signer un contrat d'une centaine de milliers de francs avec un site français. D'un format court, six minutes, ces thrillers présentent l'avantage décisif de coller aux capacités techniques encore limitées de l'internet.

Télé Images international dispose par ailleurs d'une banque de 100.000 séquences animalières en cours de numérisation et d'indexation systématique. Elles seront prochainement proposées aux sites désireux d'enrichir leur contenu qui pourront les acquérir en ligne. "Ce sont de gros investissements au coeur de la stratégie de développement du groupe", confie Olivier-René Veillon, directeur international. Pour Olivier Brémond, jeune patron de Marathon International, dont la série "Sous le soleil" fait un tabac dans 90 pays, l'internet est bien plus qu'un moyen supplémentaire de faire connaître ses produits auprès des professionnels. "Autour des séries, on peut créer des sites de fans qui génèreront un trafic ciblé et permettront de vendre de la pub et des produits dérivés", augure-t-il. Marathon, qui pèse 200 millions de francs dix ans après sa création, compte se lancer dans l'aventure mais en partenariat avec les chaînes qui diffusent ses programmes pour profiter de leur notoriété et partager les risques. Spécialiste des documentaires ethno-animaliers, ZED, un petit producteur indépendant qui compte 70 films à son catalogue, vise quant à lui le marché des sites web liés de près ou de loin au voyage. "Pour chaque film d'une demi-heure, nous disposons de 15 heures de rushes et de plusieurs heures de musique ethno dont on peut tirer des films, des CD ou des livres pour enfants mais aussi du contenu web pour tous les sites qui vendent des billets d'avion ou des voyages", explique son directeur général, Manuel Catteau. ZED a déjà soumis un pilote aux portails de Yahoo, France Telecom et Club Internet et n'attend plus que leur réponse pour démarrer. Mais les premiers à s'intéresser à l'internet ont été les producteurs de dessins animés. "On peut créer des dessins animés de qualité pratiquement télévisuelle sur le web", souligne Serge Ewenczyk, responsable des développements internet de l'un des principaux producteurs européens de programmes d'animation, Millimages. La société s'apprête à commercialiser trois séries d'une cinquantaine d'épisodes d'une à deux minutes chacun, spécialement conçus pour être diffusés en ligne. A terme, elle offrira des packages complets aux chaînes : série et produits dérivés pour leurs sites web.

"L'internet est un saut dans l'inconnu", reconnaît Serge Ewenczyk. "Mais c'est un saut à l'élastique et le risque est limité", ajoute-t-il aussitôt.
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