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Dimanche 5 Janvier 2003 à 00:00

Rentrée télévisuelle pour Jean Ferrat

Jean Ferrat rompt un silence télévisuel de presque 10 ans en étant le 5 janvier le premier invité de l'année de "Vivement dimanche", le magazine hebdomadaire de Michel Drucker sur France 2.

Un des derniers représentants de l'"âge d'or" de la chanson française, jadis compagnon de cabaret de Brassens, Brel, Ferré et autres géants, Ferrat avait été l'invité de Drucker en 1994 lors de la sortie de "Ferrat 95". Les apparitions télévisées du citoyen d'Entraigues (Ardèche) sont rares : "si j'ai pu faire trois grandes émissions en 20 ans, c'est grâce à Drucker", dit-il dans un entretien avec l'AFP. "J'ai accepté l'invitation parce que j'y ai carte blanche", précise celui qui sera entouré pour la circonstance de deux amies auxquelles il a toujours été fidèle (Isabelle Aubret et Francesca Solleville), de José Bové, porte-parole de la Confédération paysanne, du peintre Ernest Pignon Ernest, et de deux chanteurs qui ont rarement l'occasion de bénéficier d'une telle vitrine, Bernard Joyet et Christian Paccoud.

Ferrat a invité le leader paysan parce que, souligne-t-il, "nos problèmes sont voisins". "Dans son domaine, Bové se heurte aux mêmes problèmes et adversaires que ceux auxquels nous nous opposons dans le domaine culturel", souligne celui qui est un opposant acharné de la "pensée unique". "Nous nous heurtons chacun au rouleau compresseur des féodalités internationales de la production", déclare Jean Ferrat. "L'action de José Bové a pour mérite d'être courageuse et d'attirer l'attention par l'importance des problèmes qu'elle révèle", dit-il. Fidèle à ses engagements de jeunesse,
Compagnon de route du Parti Communiste -sans jamais en avoir été membre- Ferrat reste fidèle à ses engagements de jeunesse : "j'ai fui le pétainisme, j'ai été recueilli dans ma jeunesse par des communistes, la Russie cela a été la bataille de Stalingrad, 20 millions de morts dans le combat contre le nazisme, personne ne peut l'oublier.

A l'époque où la France était en pleine guerre coloniale, rares étaient ceux qui s'y opposaient. Parmi ceux-ci, il y avait le parti communiste. Il faut se replonger dans cette époque pour comprendre, les jeunes générations ne peuvent pas imaginer ce que cela a été". Il y a un an, Ferrat avait questionné à la une du quotidien Le Monde "Qui veut tuer la chanson française ?". Ses préoccupations n'ont pas varié. "Entre 1996 et 2000 le nombre d'artistes diffusés à la radio et à la télévision a été divisé par trois : cela met en pièces la pluralité et la liberté d'expression de tout l'ensemble des créateurs".

"C'est la notion même des valeurs de la République qui est en jeu, estime-t-il, en apostrophant l'Etat" : "soit on fait respecter la pluralité, soit on se soumet au marché, c'est idéologique", affirme cet homme inquiet "face à cette régression et à la perte de l'esprit républicain". "Il y a des réglements, mais cela ne va pas dans le sens du libéralisme économique", regrette le chanteur.
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Vos réactions

Pierre | Dimanche 4 Octobre 2009 à 22:16
bonsoir,
Une nouvelle émission sur FERRAT serait la bienvenue.
Pierre

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Momo | Samedi 13 Mars 2010 à 23:19
tout a fait d/accord avec toi pierre un artiste un peu oublie par les medias aujourdhui lors de son deces on entend tout cest faut cul de politiciens qui avec des larmes de crocodiles font des eloges de l/homme
MOZART | Mercredi 17 Mars 2010 à 18:26
je suis d accord avec toi momo tous des faux cul rien que pour ce faire voir dans le cortege funebre de jean avec des larmes pour certain de crocodiles adieu MR JEAN FERRAT
Maxslade | Mercredi 24 Mars 2010 à 12:50
Son seul défaut : dire ce qu'il pensait........ et surtout le chanter.Quelle perte pour ceux qui aiment la simplicité et la vérité.
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