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Mercredi 22 Janvier 2003 à 00:00

Le casse-tête des vieilles télés

La rotation effrénée des ordinateurs, des portables, des téléviseurs et de l'électroménager, multiplie la mise au rebut de matériels démodés et provoque des montagnes sans cesse plus hautes de déchets souvent extrêmement toxiques.

La dépollution et le recyclage des modèles abandonnés, seul moyen d'endiguer une nouvelle catastrophe écologique, est encore embryonnaire alors que "valorisation" et "traitement", comme disent les professionnels, sont en bonne voie pour les ordures ménagères. Selon l'ADEME (Agence de l'environnement et de la maîtrise de l'énergie), le tonnage des "déchets d'équipements électriques et électroniques" (DEEE) s'accroît de 3 à 5% par an en France. Chaque Français produit actuellement 13 kilos par an de ces déchets dont près de 90% sont incinérés ou enterrés sans aucune autre forme de procès.

Seul le gros électroménager (machines à laver, réfrigérateurs ...) est aujourd'hui partiellement valorisé (environ 50% du tonnage), relève Sarah Martin de l'ADEME. Pour les autres appareils, on est "entre zéro et 10%". La situation devrait évoluer rapidement. En effet, une directive (loi) européenne, dont l'entrée en vigueur est prévue au printemps, impose des objectifs ambitieux de collecte et de valorisation.

D'ici fin 2006, quatre kilos de DEEE par habitant devront être récupérés chaque année et le taux de recyclage, fonction du poids de l'appareil, atteindre 80% pour le gros électroménager, 70% pour le petit électroménager (grille-pain, rasoir, machine à café...), les jouets et l'appareillage domestique (perceuse, tondeuse de jardin ...) et 75% pour les téléviseurs, l'informatique et la téléphonie. La directive oblige les fabricants à financer toute la filière du recyclage, depuis la collecte des appareils usagés chez les distributeurs et dans les déchetteries des collectivités locales jusqu'à l'incinération ou la mise en décharge de la fraction non valorisable.

A terme, elle renchérira le prix de détail de l'appareil de 1 à 10% hors taxes selon le produit. Le traitement à lui seul a en effet un coût par tonne chiffré par l'ADEME entre quelques dizaines d'euros pour le gros électroménager, sauf les réfrigérateurs et les congélateurs (250 euros), et 300-400 euros pour le petit écran et les ordinateurs. Pour le consommateur, le principal intérêt de la directive est d'imposer une pratique déjà courante dans la grande distribution, la reprise d'un appareil usagé pour toute unité vendue.

Mais, sauf livraison pour une grosse acquisition, il devra toujours apporter ses appareils usagés au distributeur ou, s'il ne les a pas remplacés, les transporter à la déchetterie ou les mettre aux encombrants. Car contrairement aux ordures ménagères, les industriels n'aideront pas financièrement les collectivités locales à monter une collecte sélective des produits électriques et électroniques en porte-à-porte. D'où l'importance de sensibiliser le public à la réglementation qui devrait voir le jour d'ici fin 2004 en application de la directive. Ce ne sera pas une mince affaire.

En témoignent les 700 millions de piles vendues chaque année qui doivent être rapportées aux distributeurs, selon une directive de 1991. Mais en 2001, première année d'application du décret d'application français, plus de 80% des piles usagées ont encore fini ... à la poubelle.
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