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Lundi 27 Janvier 2003 à 00:00

Dicos d'or 2003

Trois ministres, quelques noms d'oiseaux et une bonne dose de perversité orthographique ont composé ce week-end le cocktail des Dicos d'or 2003, la célèbre "dictée de Pivot" qui renvoie chaque année des millions de téléspectateurs sur les bancs de l'école.

Enregistrée samedi à la Cité des sciences et de l'industrie de La Villette, aux portes de la capitale, l'émission a été diffusée dimanche en fin d'après-midi sur France 3. Trois ministres avaient fait le déplacement, autant que pour les forums de Davos et de Porto Alegre. Comme les 176 finalistes, Jean-Jacques Aillagon (Culture et Communication), Xavier Darcos (Enseignement scolaire) et Claudie Haigneré (Recherche) ont exercé leur plume sur de dignes représentants de la gent animale, à savoir des volatiles ("pipits", "harfangs des neige" et autres "râles") et un chien berger à poils longs sans doute bien connu des cruciverbistes et amateurs de dictées, le "groenendael".

Mais c'est un innocent et tapageur "réveille-matin" (et pas réveil-matin) qui a fait chuter nombre de candidats, déjà plongés dans une profonde perplexité par un "quésaco?", des "arcanes" et des "trilles" aux genres inattendus. De l'aveu même de M. Aillagon, la "solidarité gouvernementale" qui s'est manifestée tout au long de la dictée par une intense concertation sous l'oeil courroucé de maître Pivot, "a donné entre 8 et 12 fautes", 13 pour lui-même. Mais, s'est-il justifié, "j'ai tout compté pour un point, même les erreurs d'accent". Avec une prime à la région Nord-Pas de Calais, les candidats se sont révélés nettement plus brillants même si, pour la seconde année consécutive, aucun n'a réalisé un sans-faute.

Une demi-faute seulement chez les cadets (moins de 15 ans), qui ne planchaient que sur la première partie de la dictée, grâce à Erwan Quéméner (classe de seconde, 13 ans) et une faute, sur l'ensemble du texte, pour un prof de maths, Claude Vanhaverbeke.. L'un des candidats a frôlé le zéro faute mais échoué sur une incroyable erreur en écrivant "tête" avec deux "t" (tette, bout de la mamelle chez l'animal), croyant déjouer un piège. Du côté des stars, qui bénéficiaient d'une auto-correction sans doute moins irréprochable, le bilan est lourd. Julien Lepers, animateur de "Questions pour un champion", a préféré jeter un voile pudique sur ses fautes : "Je ne dirai pas combien j'en ai fait, je ne peux pas, ce n'est pas décent, je suis de très mauvaise humeur et je rentre chez moi tout de suite".

Jacques Attali avait pris les devants : "En écriture très rapide, mon orthographe est catastrophique mais je connais les règles quand je me relis". L'écrivain s'est dit "favorable à une tolérance sur les exceptions injustifiées". Mais le mot de la fin revient à Shan Sa, écrivain chinoise née à Pékin en 1972 (La Joueuse de Go" et "Les quatre Vies du Saule", chez Grasset) et qui écrit désormais en français aussi : "Je m'amuse du pétillement de la langue française mais je me casse la gueule aussi parfois".
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