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Mercredi 29 Janvier 2003 à 00:00

profonde crise du secteur spatial

La profonde crise du secteur spatial français a éclaté au grand jour, avec la démission, mercredi, du président du Centre national d'études spatiales (CNES), Alain Bensoussan.

Un nouveau président du CNES sera nommé "dans les prochaines semaines" et, selon les termes d'un communiqué du ministère de la Recherche diffusé dans la soirée, ce haut responsable fera "fonction de président-directeur général, dans la perspective de la refonte des textes réglementaires en ce sens". Cette réforme de la direction du CNES a été suggérée par une commission de réflexion sur la politique spatiale, présidée par Roger-Maurice Bonnet, dans son rapport remis il y a douze jours à Mme Haigneré et qui soulignait que la France, "seul pays à pouvoir prendre le leadership en matière de politique spatiale européenne", avait besoin de la mise sur pied d'un "CNES fort, rénové".

Pour mettre un terme à la crise du Centre, ce rapport préconisait notamment de supprimer le poste de directeur général (poste d'ailleurs vacant depuis le départ, en octobre dernier, de Gérard Brachet) et de placer à l'avenir le CNES sous la responsabilité d'un président-directeur général, au profil de "manager", qui serait nommé en Conseil des ministres et chargé de la "remise en ordre" de l'établissement public. Mme Haigneré a "remercié vivement" le professeur Bensoussan "d'avoir accompli la tâche extrêmement difficile qui fut la sienne" et, dans l'attente de la nomination de son successeur "dans les prochaines semaines", elle lui a demandé "de bien vouloir assurer, en traitant les affaires courantes, la continuité de l'action publique et du fonctionnement interne du CNES".

Sa démission intervient moins de deux semaines après la remise du rapport Bonnet et quelques semaines après l'échec d'une nouvelle Ariane-5, qui a causé des interrogations sur la fiabilité de l'ensemble des fusées européennes, alors que le marché mondial des lanceurs est de plus en plus concurrentiel. Les deux ministres de tutelle du CNES, Claudie Haigneré et Michèle Alliot-Marie (Défense), assuraient alors le président de leur "soutien", afin qu'il garantisse "la pleine efficacité du CNES". Mais dans l'annonce de sa démission, M. Bensoussan souligne qu'il portait aujourd'hui "les responsabilités qu'un précédent ministre lui avait enlevées" et que, dans ces conditions, "faute des moyens indispensables" pour pouvoir poursuivre sa tâche", il décidait de partir.

L'échec, le 11 décembre, de la première Ariane-5 ECA (nouvelle version de la fusée lourde européenne), qui a révélé des faiblesses troublantes au niveau de la fiabilité de cette famille de lanceurs développée sous la responsabilité du CNES, a accéléré les événements. En outre, les conséquences de cet échec ont provoqué une profonde déception au sein de la communauté scientifique en entraînant l'annulation de la mission de la sonde européenne Rosetta, qui devait partir ce mois-ci à bord d'une autre Ariane-5 en direction de la comète Wirtanen.

D'ici deux mois, Mme Haigneré doit présenter en Conseil des ministres un plan d'action du gouvernement en matière de politique spatiale.
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