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Samedi 1 Février 2003 à 00:00

Le satellite ARTEMIS sur son "orbite de travail"

Le satellite expérimental européen de télécommunications ARTEMIS, placé il y a dix-huit mois sur une mauvaise orbite par une Ariane-5, a atteint son "orbite de travail", à 36,000 km d'altitude, a annoncé vendredi l'Agence spatiale européenne (ESA).

Le 12 juillet 2001, en raison de l'arrêt prématuré du moteur de l'étage supérieur du lanceur lourd européen, ARTEMIS et le satellite japonais de télédiffusion directe BSAT-2b (définitivement perdu depuis) avaient été placés sur une orbite plus de deux fois inférieure à ce qui était prévu (17.000 km d'altitude à l'apogée au lieu de 36.000). Propulsé par ses moteurs ioniques qui n'avaient pourtant pas été conçus à cette fin, car ils étaient normalement destinés à de simples corrections d'orbite une fois à l'altitude et à la position voulues, ARTEMIS (Advanced Relay and Technology Mission Satellite) "a pu être sauvé avec l'utilisation, justement, de technologies expérimentales embarquées", souligne-t-on à l'ESA.

C'est en effet l'emploi "détourné" de son nouveau système de propulsion ionique qui a permis cet exploit. La propulsion ionique ou électrique utilise les champs électriques à la place de la chaleur (obtenue par la combustion d'ergols dans les moteurs chimiques) pour éjecter le gaz propulseur: il commence par ioniser (charger électriquement) des molécules de gaz (du xénon en l'occurrence), puis ce gaz ionisé est accéléré par des champs électriques et éjecté des tuyères. Bien que la poussée obtenue soit très faible par rapport à celle d'un moteur chimique, le moteur ionique présente l'avantage décisif d'avoir une très faible consommation et de pouvoir donc fonctionner pendant très longtemps. "Mais c'est comme si l'on pilotait un paquebot avec un moteur de hors-bord", expliquent les spécialistes.

ARTEMIS se trouve désormais, comme prévu, sur une orbite géostationnaire (36.000 km d'altitude au-dessus de l'équateur) par 21,5 degrés est (au-dessus du Congo-Kinshasa) va désormais pouvoir commencer à jouer son rôle dans le développement de nouveaux systèmes de télécommunications. Sa carrière opérationnelle pourrait durer dix ans, c'est-à-dire quasiment la durée calculée avant ces péripéties, estiment les experts de l'ESA.
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