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Mercredi 5 Février 2003 à 00:00

Mars Express prêt pour les premiers pas de l'Europe sur la planète rouge

L'agence spatiale européenne (ESA) et le constructeur français Astrium peaufinent, dans les salles blanches du centre d'essais spatiaux Intespace de Toulouse, les préparatifs du satellite Mars Express, qui permettra à la toute fin de l'année à l'Europe de débarquer pour la première fois sur le sol de la planète rouge.

D'ici quelques semaines, le satellite et son petit atterrisseur de conception britannique, Beagle-2, seront soigneusement empaquetés puis transportés vers le cosmodrome de Baïkonour (Kazakhstan) pour un lancement prévu à la mi-mars et une arrivée autour de Mars à la fin décembre 2003. "Nous sommes parfaitement dans les temps", a commenté mardi devant la presse Philippe Moulinier, responsable du projet chez Astrium. "Tous les instruments ont été livrés, intégrés sur le satellite et testés avec des résultats satisfaisants", a ajouté l'ingénieur. "Quant à l'atterrisseur Beagle-2, il sera livré à Toulouse à la fin de la semaine prochaine".

Cube compact d'à peine plus de 1,5 m de côté pour moins de 2 tonnes, Mars Express fait aujourd'hui l'objet des dernières attentions des ingénieurs d'Astrium. D'autant plus que le "grand frère" à qui il a emprunté, pour des raisons de coût et de délai, l'essentiel de l'architecture et des systèmes de vol, le satellite Rosetta, a été contraint de repousser sa course-poursuite avec la comète Wirtanen après l'échec de la fusée Ariane 5. "Vu les malheurs survenus à la dernière Ariane 5, c'est Mars Express qui ouvrira la voie vers l'espace à son grand frère Rosetta", explique Michel Bouffard, d'Astrium. "C'est lui qui testera en vol tous les systèmes qui ont été mis au point pour cette nouvelle filière de satellite qui, outre Rosetta, comprend aussi la futur sonde européenne Vénus Express".

Pour son premier voyage vers la planète rouge, l'agence spatiale européenne a fixé à son véhicule, d'un coût total d'environ 230 millions d'euros (Beagle-2 compris), des objectifs particulièrement ambitieux. Une fois en orbite, Mars Express braquera les objectifs de ses sept instruments vers le sous-sol de la planète avec notamment l'espoir d'y confirmer la présence des poches d'eau dont les scientifiques soupçonnent la présence. Un défi audacieux, pour lequel les ingénieurs qui ont conçu l'engin et cette mission vers une planète dont la conquête a souvent été marquée par des échecs retentissants assurent avoir mis toutes les chances de leur côté. "Nous avons tiré les leçons des récents échecs russes en 1996 et américains en 1999", affirme Michel Bouffard.

"Mars Express a bénéficié de l'avionique élaborée pour Rosetta, une mission bien plus lointaine que Mars, ce qui réduit considérablement les risques. Nous sommes confiants". Outre cette vue imprenable sur la géologie, l'atmosphère et le climat martiens, Mars Express pourrait également offrir un début de réponse à une question qui taraude les scientifiques depuis des années. Une fois en vue de la planète rouge, le satellite se débarrassera du module Beagle-2 qui, une fois posé sur le sol poussiéreux d'une de ses plaines vallonnées nommée Isidis Planitia, aura pour tâche d'y détecter les traces d'une hypothétique vie martienne, passée ou actuelle.

"S'il y a eu de la vie sur Mars, nous espérons pouvoir en repérer une trace", assure Patrick Martin, de l'ESA. "En tous cas à l'endroit où nous atterrissons..."
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